Le site probablement pas pour toi, qui vient de passer à Vanilla 2 à l'arrache, et qui va mettre un certain temps avant d'être à nouveau opérationnel (ou du moins Über avec un Ü).
Alex Roman En a Une Plus Grosse Que Toi
  • Sacoche1erSacoche1er janvier 2010

    Vous comprendrez le titre de ce fil un peu plus tard.


    Je voulais vous présenter un court métrage plutôt impressionnant, tout dédié à la vision de la beauté de l'art architectural de son réalisateur (et un peu aussi de celle du cinéma, compte tenu du titre et de la mise en scène de la caméra dans le film, mais bon l'auteur dit "an animated piece that tries to illustrate architecture art across a photographic point of view").


     


    Ca s'appelle The Third and the Seventh, ça fait 12 minutes, et c'est bon comme un headshot un soir de lag.

    Regardez-le en plein, écran, puisque c'est le souhait de l'auteur.



    Une fable visuelle très inspirée, à la technique maitrisée et sachant se faire discrète face au message. Pourtant, si le film, a ce stade des informations, est déjà une véritable merveille de justesse et de poésie, il devient carrément génant quand on apprend que l'intégralité du film est réalisé en 3D. Obscène quand on découvre que seuls 3DS MAX, After effect et Première ont été utilisés. Et absolument humiliant quand on réalise que l'auteur, le réalisateur, le directeur artistique, le modelleur, l'animateur, le textureur, le sounddesigner et le stagiaire (parce qu'il en faut toujours un) sont la même personne : Alex Roman (ouais le gars du titre, bin oui oui, il a géré tout l'environnement sonnore, MEME la musique).


    Non, vous ne révez pas ... ce petit bijou a été entièrement réalisé par une seule et même personne, si on en croit les crédits en fin de film. Je ne vous cache rester assez dubitatif, rien qu'à l'idée du prix du matériel nécessaire aux rendus de scènes telles que celle des gouttes d'eau ou de la forêt, mais en ces périodes de fête, laissons lui le bénéfice du doute.


    La page du film sur Vimeo.


     


    Alex Roman, président!

  • EnsembleVideEnsembleVide janvier 2010

    Alex Roman, c'est le mec qui s'est levé un jour en se disant, "tiens, aujourd'hui, je vais maîtriser la 3D et le compositing". Le soir c'était plié. J'aime beaucoup visuellement, c'est foutrement maîtrisé, mais je mentirais en disant que ça me touche ou que ça m'évoque un quelconque message. Ceci dit, je ne suis pas objectif, car le fait qu'il puisse écrire tous les prénoms de Michael Nyman dans générique, je trouve ça dégoulinant de perfectionnisme, à la limite de l'ostentatoire, et plus rien d'autre ne compte à mes yeux.

  • Sacoche1erSacoche1er janvier 2010

    Ouais ca touchera jamais un blasé comme toi \../

    Quant au message, il reste assez simple, et limpide : l'évocation de l'amour visuel par les formes, les lignes surtout, et l'immersion -parfois par le vertige- dans l'architecture et le septième art. c'est un peu le mix entre Yann Arthus Betrand et Dziga Vertov ;)


    Rien de bien extraordinaire, mais c'est bien fait. Et c'était à souligner, pour une fois qu'une "démo" porte un vrai sujet et ne se contente pas de nous jeter 9 milliards de polygones tout ça pour dessiner un smiley en mini-têtes de Hitler.

  • KalesKales janvier 2010

    Je crois bien que 12 minutes de scènes sans paroles, sans scénario, minimalistes au possible et en même temps puissamment évocatrices...
    ...viennent de démolir les 2h40 d'[i]Avatar[/i] dans les grandes largeurs.
    Comment je peux comparer deux [i]objets culturels[/i] si différents dans la forme, le fond, l'objectif? Mettre un lien entre une production à 500 millions de dollars et l'autre que l'on pourrait considérer comme auto-produite? Je ne sais pas.
    Le film de Cameron est dégoulinant de maîtrise technique, mais à des fins décevantes : il privilégie finalement une esthétique bariolée, criarde, peu subtile, alors qu'il avait les moyens de concevoir un large trip hallucinogène, de créer du [i]beau[/i] et non de l'attendu, du monde dit "exotique" façon [i]Final Fantasy[/i] post XVII, montagnes volantes et design humain industriel "sale" inclus. D'un point vue évocateur, son image se fait dépasser par un [i]Blade Runner[/i] de 1982 (pourtant "commercial" aussi !) qui dégage encore quelque chose d'inimitable aujourd'hui avec ses décors...
    ...je pense que c'est pour cela que je compare les deux films, le court et solitaire, le long à vocation internationale. Que demande le peuple? De l'exotisme, du sauvage formaté, de la jungle luxuriante façon Amazonie (une Amazonie au goût de mythe, qui nous échappe sur Terre au rythme de la déforestation et du réchauffement, et que l'on reproduit inconsciemment partout, comme un symbole, y compris sous la forme d'une planère entière...)?

    Le film de Roman n'est composé que d'images (sans texte ou presque) : théoriquement il n'y a rien à comprendre ici. Et pourtant c'est un délire d'intellectuel conçu pour des intellectuels plus ou moins esthètes (donc pas "pour tout le monde"); et je trouve cela triste, parce que toutes les courbes et les angles de [i]The Third & The Seventh[/i] ont quelque chose d'humain (dans le sens "ce bâtiment a un sens" : j'aurais du mal à l'expliquer davantage), de froid et de chaleureux en même temps...

    "Disneyland n'est pas la référence architecturale de l'Occident, à la fin !"

    (Mnd d mrd.)

  • EnsembleVideEnsembleVide janvier 2010

    C'est marrant, en lisant le millier de commentaires sur Vimeo, il y a 70% d'adorateurs sans borne dont la vie vient de changer en douze minutes, 29% qui comparent ça à Avatar en trouvant ce dernier moins bien, et 1% de questions plus ou moins critiques mais pertinentes dont les auteurs se font aussitôt traiter de trolls. Ce consensus m'effraie.

  • KalesKales janvier 2010

    Et moi qui pensait être salement à côté de la plaque, seul dans mon coin...
    Mais plus j'y pense, et moins je trouve légitime de comparer les deux films; je suppose que c'est juste parce qu'Avatar est un sujet "à la mode" et que tout le monde sait de quoi il s'agit qu'il est présent dans le débat.
    Je ne qualifierais pas le court-métrage ci-dessus de "St Graal graphique", non; plutôt d'un superbe trip relaxant, en quelque sorte.

  • MescalitoMescalito janvier 2010

    Yup, on dirait un architecte qui se serait mis à la vidéo, ou Greenaway qui se serait mis au compositing et dans un accès de rage, aurait décidé de faire "The belly of the architect 2: the revenge of Cracklite, he s back to spank the evil facists".


    Bon, pour être honnète, ça ne me touche pas plus que ça...et je ne suis pas un nihiliste lysergico-atomique comme Ø, mais il y a 2 penchants principaux, que les commentaires sur Vimeo appuient pas mal, soit vous êtes vidéaste/amateur de compositing/3d-addict, et là vous vous dites: merde! quel sale enculé ce alex roman, les textures, les lumières et le cadrage sont vraiment nickel au point que j'ai cru que c'était de la prise de vue et non pas du compositing...   soit vous ne l'êtes pas, et là, vous pouvez trouver ça beau ou chiant, au choix en vous laissant happer par les images.


    Au final, ça fait du bien de voir un boulot ou un compositing brillant ne se noie pas dans le spectaculaire avec sa grosse pancarte "regardez, c est du putain de compositing de ouf guedin calculé grace à notre parc de 200 stations de travail, on vous précise que c'en est comme ça vous pouvez vraiment vous émerveiller non pas juste sur les images mais sur notre travail, nos capacités et nos outils". Et là, Roman joue des cartes intéressantes: musique classique, poésie, suggestion du Sens de l'architecture et contemplation.


    Ce n'est donc pas le boulot en lui même que j'applaudis mais les choix esthétiques de Roman. (en poussant un peu, on se croirait dans une pub pour lindt XD).


    Ca lui a pris un an pour faire ça, le tout en HD, vu la qualité des images et son matos, les temps de rendu ont du être sympa. Ca envoie du gros, comme on dit dans nos chaumières.       


    D'ailleurs, cette autre vidéo de Alex Roman montre plus en détail le boulot CGI réalisé.

  • Sacoche1erSacoche1er janvier 2010

    Ouais, que ça nous touche ou pas en fait c'est vraiment le propos. Moi j'y reconnais une ex celente maitrise des codes, même s'il n'au pris aucun risque et s'est contenté de rester dans les carcans attitrés à la poésie et à son vocable standard, il maitrise son sujet. Quelques floutés et effet de travelling en trop, mais pas assez pour que je ne lui reconnaisse pas un talent et un dégagement d'émotions aptes à l'überitude.


    Mais quoi qu'il en soit, ce qu'il fut en retenir, c'est en effet la prouesse "technique" de l'homme seul, nerd dans l'âme, qui nous pond ses 12 minutes d'ultra-réaliste à l'épreuve de la critique . C'est à peine croyable; son boulot est digne d'une petite agence blindée de compétences et de talents, mais il est tout seul ... Moi j'en reste vraiment sur le cul.

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