Le site probablement pas pour toi, qui vient de passer à Vanilla 2 à l'arrache, et qui va mettre un certain temps avant d'être à nouveau opérationnel (ou du moins Über avec un Ü).
Stephen R. Donaldson - Les Chroniques de Thomas Covenant
  • EnsembleVideEnsembleVide juillet 2007


    Thomas Covenant vient d’écrire un best-seller. Marié, un enfant, il travaille à son second livre. Jusque là, tout va bien. Sauf que l’infection à la main qu’il a négligée dans son élan créateur lui vaut non seulement la perte de deux doigts, mais aussi un constat irréfutable : il a contracté la maladie de Hansen. La lèpre. Sa femme le quitte, emmenant son fils. L’ensemble des habitants de sa petite ville américaine se met à le craindre et à le haïr. Comme tout lépreux, il devient un paria.



    Les mois passent. Sa maladie reste stable. Il suit un traitement et une hygiène de vie rigoureuse, la seule qui lui permette de garder le contrôle, aussi bien physiquement que mentalement. Méprisé, seul contre tous, survivre devient son unique motivation. Un jour, désireux d’être traité en être humain par ses semblables, il va en personne payer sa facture d’électricité, et se fait renverser par une voiture.


     




    Ce monsieur est aussi écrivain, mais se prénomme Stephen.





    Il se réveille dans un autre monde. Un monde verdoyant, pur, où chacun aime son prochain ou presque, où, grâce à sa ressemblance avec un ancien héros local, il est accueilli à bras ouverts. Covenant n’est pas dupe ; réfutant la réalité de cette contrée médiévale nommée le Fief, il s’y fait appeler l’Incrédule, persuadé de se trouver dans un délire comateux suite à son accident.



    Il fait connaissance avec les autochtones, qui le considèrent presque comme un demi-dieu malgré ses protestations. Aidé par une charmante jeune fille en adoration devant lui, il constate avec stupeur que les nerfs morts de ses extrémités reviennent à la vie. Empli d’une vigueur qu’il croyait à jamais perdue, il viole sauvagement la donzelle. Ca, c’est Thomas Covenant : un héros qui a la classe.



    Enfin, pas un héros, ni même un anti-héros, mais plutôt un non-héros. Propulsé malgré lui dans un univers dont il n’a que faire et dont il nie l’existence – à tort ou à raison – il finit par comprendre qu’on attend de lui, tout simplement, qu’il sauve ou qu’il détruise le Fief. Car, par une délicieuse ironie prophétique, son alliance, qu’il porte toujours, est censée être un redoutable artefact, qu’il utilisera pour vaincre ou seconder Lord Foul.



    Lord Foul, comme son nom l’indique, c’est le méchant. Et pas un méchant de pacotille, non, un vrai de vrai, qui n’a rien à envier à Sauron ni à Kefka. Il entend bien ravager intégralement le Fief et y corrompre tout ce qui vit. Mais il lui faudra quelques années pour ça – sympathique, il prévient – durant lesquelles Covenant, rongé par le doute, le remord et le manque de confiance en soi, est supposé activer prestement son postérieur pour ralentir le processus.


     




    La première édition du premier tome,

    qui remonte à 1977.



     


    Ainsi commence le premier tome, intitulé Lord Foul’s Bane, bizarrement traduit par La Malédiction du Rogue, qui est suivi tout aussi bizarrement par La Retraite Maudite (The Illearth War) et par La Terre Dévastée (The Power that Preserves). Il s’agit de la première trilogie, sachant que le cycle en comporte une seconde, puis une quadrilogie, dont les trois derniers tomes restent encore à paraître. On notera également l’existence d’une nouvelle, Gilden-Fire, à l’origine amputée du deuxième tome.



    Les Chroniques de Thomas Covenant, c’est une sorte de roman initiatique déguisé en heroic fantasy classique, où le personnage principal n’est pas un enfant atteignant l’âge d’homme à force d’épreuves, mais plutôt un homme qui a tout perdu, en quête malgré lui d’une raison d’exister. Ce n’est pas très drôle dit comme ça. Ca l’est encore moins durant la lecture.



    Sans sombrer dans le mélodrame, on ne peut pas dire que l’histoire de l’Incrédule respire la joie et la bonne humeur. Dans son pénible pèlerinage vers un but qu’il ignore lui-même, Covenant laisse un sillage de victimes, directes ou indirectes. Ses tentatives de faire le bien et de croire en lui-même n’amènent souvent que la ruine de ceux qu’il finit par aimer, lesquels, lui offrant une confiance qu’il refuse, se sacrifient volontiers afin qu'il accomplisse une quête dont il se juge indigne.



    Chacun de ses actes, chacune de ses hésitations a un impact énorme sur le Fief. Tantôt haï, tantôt adulé, totalement inadapté à la plupart des situations, Covenant va tenter de comprendre l’énorme responsabilité qui pèse sur ses épaules, et d’aller jusqu’au bout de son rêve, au sens littéral du terme. Ainsi se tisse un parallèle étrange entre sa maladie et l’influence délétère de Lord Foul. Matérialisation de la crise existentielle de Covenant, échappée fabuleuse hors du monde réel et confrontation de toutes ses peurs, le Fief semble parfois le vrai héros de l’histoire.


     




    Non, ce n'est ni Gandalf, ni Saroumane,

    et l'on taira son nom pour conserver le suspense.



     


    Outre leur remarquable profondeur psychologique, les Chroniques dépeignent une contrée haute en couleurs, peuplée de créatures étranges et merveilleuses, baignant dans une mythologie complexe, riche d’un passé superbement fouillé, d’une grande beauté. Donaldson n’hésite pas à faire pousser la chansonnette à ses personnages à la moindre occasion, et à narrer par leur intermédiaire les subtilités d’un cadre finement ciselé.



    Pas d’Orc, ni d’Elfe. Hormis quelques pittoresques Géants, les habitants des lieux sont plutôt inhabituels, et bien souvent plus proches de l’Alien que du Gobelin moyen. Entre les humains au service des chevaux, les forêts vindicatives, les kick boxeurs des montagnes et les espèces variées d’humanoïdes sans yeux, le dépaysement est assuré.



    Et comme il se doit, les batailles sont épiques, les puissances mises en œuvres sont démesurées, le rythme de l’intrigue va crescendo, l’impression de routine est savamment distillée pour instaurer des rebondissements d’une rare violence. Ca crève salement à tour de bras, avec une petite lueur d’espoir toujours à la limite de l’extinction, portée par des personnages tristement crédibles.


     




    Comme les deux précédentes couvertures, contre toute attente,

    celle-ci représente fidèlement un évènement crucial de l'intrigue.



     


    Pour ceux qui se poseraient la question, Stephen Donaldson n’a pas grand-chose à voir avec Glen Cook, si ce n’est sa claire absence d’illusion sur la nature humaine. Cook est grinçant, cynique, plaisantin dans les horreurs qu’il décrit. Donaldson, bien que tout aussi sombre, est mortellement sérieux, poussant le lecteur d’un dilemme à l’autre sans aucune concession. Et ça marche : il fait naître l’émotion, évitant toujours le cliché tout en exploitant l’archétype.



    L’histoire de Covenant est empreinte de la même noirceur que celle de Gatsu, le héros de Berserk. Ils se ressemblent, même si l’Incrédule est incapable de servir d’une épée. Ils sont animés de la même rage, confrontés tous deux à leur impuissance, mûs par une volonté inébranlable. Sauf que Covenant n’est bien souvent qu’un pantin ballotté d’un évènement à l’autre, subissant à chaque fois les conséquences de ses actes. Mais pas toujours…



    Vous avez soif d’un cycle dantesque, à la fois épique et intimiste, dans lequel vous plonger corps et âme ? N’hésitez pas, le grand Donaldson connaît son affaire. Mais fuyez la première traduction de J’ai Lu, honteusement tronquée, et ne lisez pas les résumés sur Amazon à moins d’aimer les spoilers. Enfin, si vous n’êtes pas anglophobe, préférez la version originale : Lord Foul, ça sonne quand même mieux que Turpide le Rogue


     


     


  • Sacoche1erSacoche1er juillet 2007

    Et moi qui me demandait quoi lire après avoir finit la Mallorée pour redorer le blason.


    Il est bien ce Ø.

  • EnsembleVideEnsembleVide juillet 2007

    La Belgariade et la Mallorée, j'en garde de bons souvenirs, mais je me me rappelle surtout du rythme insoutenable auquels les héros se retrouvent à bouffer la cuisine de tata Pol autour d'un feu de camp. J'ai l'impression qu'ils ne faisaient que ça, en fait. Après, l'univers était vraiment riche et tout, l'histoire de la course à la prophétie plutôt marrante et bien amenée, je me suis même tapé les journaux de Belgarath et de Polgara, mais bon, je n'ai pas cru une seule seconde que les ténèbres avaient l'ombre d'une chance contre la lumière. C'est vraiment du Seigneur des Anneaux version années 80.


    Alors que Covenant... Quand on voit l'envergure du personnage, on s'attend à tout. Au moins, il passe la moitié du temps à ne rien manger, volontairement ou non, ce qui limité sévèrement l'effet feu de camp. Et puis un héros lépreux, ça envoie le pâté, et c'est d'autant plus crédible quand on sait que Donaldson père et fils ont travaillé en Inde pendant des années avec des lépreux.


    Enfin ouais, enchaîner sur Donaldson après Eddings, c'est certainement un bonne option.


     

  • p2mp2m juillet 2007

    Je n'avais pas la moindre idée ce que pouvait être ces chroniques, et franchement, les premières lignes je me suis dit "Putain, ça part bien, on dirait du John Irving".


    Et puis après ca vire à la fantasy. J'ai décroché de l'article à peu près au niveau des créatures merveilleuses, je suppose que je lâcherai le bouquin par là aussi.


    J'ai vraiment un problème avec l'heroic-fantasy, je crois.


    Je retourne lire Harry Potter.

  • EnsembleVideEnsembleVide juillet 2007

    C'est fou, le nombre de gens qui ont une aversion envers la fantasy. En l'occurrence, ce n'est qu'une enveloppe, un prétexte, comme d'ailleurs pour toute oeuvre intéressante localisée dans un univers imaginaire ou décalé qui se respecte. Donaldson en joue, l'existence même du monde où se déroulent les Chroniques est constamment mise en doute. En outre, une part de l'intrigue prend place dans notre monde.


    Et oui, effectivement, ça peut rappeller John Irving sur certains points. Plus je lis et plus j'ai de mal à faire une distinction nette entre science-fiction, fantasy, roman, euh, contemporain, et autres étiquettes dont les frontières sont bien moins évidentes à tracer qu'on veut le croire. Il y a à mon avis une confusion entre genre et contexte, qui fait beaucoup de mal aux oeuvres estampillées fantasy, trop souvent classées comme de bêtes variations du Seigneur des Anneaux (qui est tout même l'un des livres les plus chiants que j'ai jamais lu, même si je l'ai lu trois fois).


    Citation de p2m :

    J'ai vraiment un problème avec l'heroic-fantasy, je crois.


    Je retourne lire Harry Potter.


    Il n'y a pas comme un léger paradoxe, là ?

  • p2mp2m juillet 2007

    Si, mais je l'assume grave, même si j'ai du mal à l'expliqué. J'ai aimé quelques oeuvres proches de la fantasy par le passé, surtout en littérature adolescente (j'adule à vie L'île du crâne et Maudit graal de Anthony Horowitz), mais je crois que j'ai surtout beaucoup de mal avec les univers complètement détaché de ma réalité. Dans Harry Potter, les deux cités, et sûrement quelques autres dont j'aurais égaré les noms, la fantasy vient se patcher sur le réel, et c'est un truc qui me plaît assez en fait, sûrement parce que je considère la littérature comme un moyen de sublimer un quotidien fadasse, et que foutre un type qui peut faire léviter des trucs au milieu, quand c'est bien fait, fait un bien fou.


    Je suis vraiment hermétique au Seigneur des Anneaux à cause de ça par exemple, et c'est sûrement très con, parce que Harry Potter se passe la majeur partie du temps dans un monde inventé, mais les personnages eux sont pour la plupart issus du monde que je connais, donc en fait c'est pas si con que ça.


    Pour revenir sur les distinctions des genres, choses que je déteste au moins autant que je la mets en pratique, il est vrai que c'est sûrement réducteur, et que la fantasy est d'autant plus pénalisé qu'elle est de suite caractérisée par ses couvertures par exemple, et ses titres dans une moindre mesure. Mais globalement, un truc avec des creatures bizarres ca reste un truc avec des créatures bizarres.. Non ?

  • Sacoche1erSacoche1er juillet 2007

    Dans Harry Potter les voitures volent, les araignées sont télépathes -et ont l'envergure d'un gros albatross mâle-, et les balles de base-ball ont des ailes et couinent comme des leprechauns.


    Merde hin, si c'est pas des créatures bizarres ça ^^


    ^Le problème de la fantasy, comme le soulignait zErO, ou même toi p2m en parlant des jaquettes, c'est le cercueil de plomb dans lequel ce qui l'a propulsé l'a en même temps scellé.


    Le seigneur des Anneaux, c'est le Balsac de tout adolescent qui se respecte. Des bouquins chiants comme un champs de maïs, mais qui décrivent à la perfection le monde qu'ils peignent.


    Mais la fantasy, en soi, je rejoins zErO, c'est qu'un pretexte; une présentation des lieux un tout petit peu plus éxagéré que le fantastique. Et le fantastique, c'est tout ce qui ne décrit pas des faits réels en cherchant à s'approcher de l'exactitude.


    Alors au final, suivre un troll borgne qui aime pas le goût des humains, un robot qui a transgressé la première loi de la robotique, un tueur en série qui mange ses victimes en brochettes mais sans poivrons parce qu'il y est allergique, ou un vieille mamie accariatre qui empoisonne la vie de ses voisins pour oublier la souffrance que lui inflige la solitude, c'est du pareil au même, non?

  • EnsembleVideEnsembleVide juillet 2007

    Toi, t'es le genre de mec à pouvoir apprécier les aventures de Garrett. Je n'ai pas trop le temps d'en parler là tout de suite (mais il me semble en avoit parlé pas mal dans d'autres posts). C'est exactement le genre de littérature qui réconcilie avec la fantasy, pour la simple raison qu'il s'agit davantage de polars bien tortueux que de batailles épiques.


    Ton histoire de couverture me fait penser aux ridicules illustrations de l'édition Denoël de l'Echiquier du Mal, et . Il faut savoir que c'est un roman, certes fantastique, mais qui se déroule de nos jours, dans notre monde, et qu'on y croise aucun putain de dragon ni brute en armure. Comme quoi, les couvertures...

  • yy juillet 2007

    Pas trop aimé moi l'échiquier du mal... l'ami simmons, je l'ai trouvé un peu lourd au fur et à mesure de ses romans.
    Les chroniques de thomas covenant, ça a vraiment l'air cool, il existe en poche ?
    Moi je lis la suite du secret de Ji, c'est bien bien, super facile à lire et cool Raoul. C'est vraiment un bouquin de plage.

  • EnsembleVideEnsembleVide juillet 2007

    L'Echiquier du Mal (Carrion Comfort en version originale, merci les traducteurs de merde, sans parler des illustrateurs) ne vaut sans doute pas Hypérion, mais c'est quand même un thriller fantastique qui vaut son pesant de carottes. Moi j'ai bien aimé, il me semble même l'avoir lu deux fois dans un moment de désoeuvrement.


    Covenant, je suis fan, il y avait longtemps que je n'avais pas lu quelque chose d'aussi marquant. Par contre, ça ne plaît clairement pas à tout le monde, suffit de regarder les commentaires sur certains sites de vente en ligne pour constater que l'on adore ou que l'on déteste. Forcément, quand on s'attend à du Tolkien, on est déçu (et un peu con, aussi).


    Le Secret de Ji, je l'avais commencé, mais pas fini vu que c'était pas à moi et qu'il en manquait un tome, mais j'en garde un bon souvenir. Il me semble que c'est plus ou moins ciblé adolescents, c'est pour ça que ça se lit aussi bien. Faudrait que je le choppe à l'occasion.

  • yy août 2007

    Ouais c'est assez sucré comme truc, mais des fois ça frite bien. En fait c'est le style de Grimbert que j'aime bien. C'est bien écrit et sans fioriture. C'est dur à décrire. Simple mais pas simplet.

    Simmons, j'avais adoré "les fils des ténèbres", enfin j'avais 15 ans, donc je sais plus trop ce que ça vaut maintenant, mais après "hyperion" et "endymion", j'ai lu "l'échiquier du mal" et la j'ai eu mal justement à me remettre dans le truc... "L'amour la mort" aussi fut une experience littéraire assez laborieuse... Du coup, je crois que je tenterais plus rien de simmons avant un moment, ya tellement de truc à lire (thomas covenant par exemple) que je vais pas m'acharner.

    Quelqu'un connaît les romans "dark tower" de stephen king ? J'aime bien la couv.

  • EnsembleVideEnsembleVide août 2007

    J'ai commencé les Secondes Chroniques, qui se passent une dizaine d'années après les premières, ce qui signifie que le Fief a largement changé entre-temps, et là je pense savoir d'où Dark Sun tient son inspiration... C'est clair que cet univers de campagne pour AD&D doit beaucoup à Donaldson, dans le genre et si on faisait un univers médiéval fantastique post apocalyptique où le soleil joue un rôle particulier et où la magie se pratique d'une façon pas franchement féérique ?


    Bref, ça m'a l'air surglauque par rapport à la première trilogie, mais on en reparlera plus tard vu que là je me tire quinze jours à la plage, où je pourrai justement étudier la chose de manière plus approfondie.

  • EnsembleVideEnsembleVide janvier 2008

    J'ai terminé - à contre-coeur, d'où l'important délai - les Secondes Chroniques et je dois dire qu'effectivement, ça tape dans le sinistre bien déprimant comparé aux premières, ce qui n'est pas peu dire. J'en aurai bien fait un article, mais ce serait difficile sans parler d'éléments-clefs qu'il ne vaut mieux pas dévoiler pour ceux qui ne connaissent rien aux hilarantes, joviales et féériques aventures de Thomas Covenant.


    Ca commence assez mal, ça empire, et ça finit très mal, même si l'on peut considérer que ça ne finit pas mal pour tout le monde. Donaldson est clairement doué pour introduire des personnages attachants qui crèvent à tour de bras sans concession et sans prévenir (à l'exception de ceux qui préviennent très longtemps à l'avance). Le méchant est toujours aussi méchant (enfin, encore plus, en fait), les gentils se sacrifient toujours aussi héroïquement de façon à généralement faire culpabiliser à fond leurs camarades survivants.


    Ca se lit en suite directe de la première trilogie, sans différence de qualité notable. Le deuxième tome est peut-être un poil chiant en raison du vaste détour effectué par la compagnie en quête d'un objet vachement important, mais c'est largement compensé par la tonne d'énormes emmerdes qui arrivent implacablement à tout le monde, et le fait de sortir un peu du Fief n'est pas forcément déplaisant, d'autant qu'au final certains évènements du deuxième tome ont pas mal d'incidence sur le troisième alors qu'on ne s'y attend pas vraiment. En prime, on a une belle histoire de fesses aussi passionnée que vouée à l'échec, et du même coup deux personnages principaux pour le prix d'un.


    Donc, si vous avez aimé la première trilogie, vous pouvez vous jeter sur la deuxième, c'est du même acabit, avec d'intéressantes variations et quelques douloureuses surprises bien donaldsoniennes.


    J'ai entamé la troisième trilogie, qui se passe dix ans après la seconde (enfin, la deuxième) et qui commence encore plus mal, tout en chamboulant complètement des choses que l'on croyait inébranlables. Bref, ça s'annonce bien (enfin, mal).

  • Sacoche1erSacoche1er mars 2008

    Ca y est, le premier, la malédication du Rogue, était ds ma boite ce matin.


    Mais je l'ai pas écheté sur übershop. Par contre j'y acheterai volontiers les autres, S'ILS Y ETAIENT EN POCHE.


     


    ^^

  • Bah ils font chier, chez Zlio. Je rajouterais bien des tas de trucs si ça ne tenait qu'à moi, mais lesdits trucs n'ont pas d'image, et ce n'est pas très heureux d'afficher en gros des icônes avec un appareil photo barré. Apparemment c'est le cadet de leurs soucis, même si je leur ai déjà fait la remarque pas mal de fois, on ne peut pas ajouter soi-même une image à un produit qui n'en a pas, et apparemment c'est trop dur pour ces abrutis de changer une image à la demande.


    Sans parler de leur odieuse politique consumériste de base qui dégouline de leurs newsletters aussi fréquentes qu'insipides, et qui commence à me courir sur le haricot.


    Bref... faudrait que je mette tout à jour, d'ailleurs, vu que le CSS de l'ÜberShop n'est plus adapté à leurs boutiques dernières versions (même si j'étais censé être en v2 et pas en v3, mais apparemment ils ont décidé ça à ma place...)

  • Sacoche1erSacoche1er mars 2008

    Bah mets les toujours, même sans vignette.

    Ca fera toujours 6 achats passés sur übershop ^^

    (les tomes 2 à 7 quoi ^^)

  • Sacoche1erSacoche1er mars 2008

    Bah ... En fait les poches sont en parution.


    Le tome 2 est prévu pour juin.


    L'horreur.


    7 tomes (potentiellement 10, même) à 19€ pièce ça me met un peu les boules en fait.

  • Bah, Black Company style, hein. Je viens de voir que le deuxième tome du troisième cycle était sorti, ça me rassure, je peux finir le premier dans une relative quiétude (le troisième étant prévu pour 2010...)

  • Sacoche1erSacoche1er mars 2008

    Et encore. La Compagnie Noire étant éditée chez Atalante, les bouquins sont superbes. Ils fleurent bon la bonne littérature, leur toucher est doux comme la barbe de Toubib, et le format choisi en impose. ET ils valent 15€, pas 20.

    C'est peut-être un vilain parti pris qui me fait dire ça, va savoir ^^

    Mais les Compagnie Noire, ca m'a pas fait sourciller de les acheter un par un chez l'Atalante. Alors que les Covenant, du coup, je crois qu'ils vont passer à la trappe.



    D'ailleurs l'Atalante à abandonné l'aspect parcheminé mal dégrossi des couvertures pour le dernier Cook. Et leur maquettiste doit avoir de sérieux problèmes de gout. La Tyrranie de la Nuit, c'est vraiment pas un joli bouquin. Il sent pas bon l'Albin Michel.

  • Sacoche1erSacoche1er juin 2008

    Mouais. Si je ne devais retenir qu'une chose de la première trilogie, c'est que le tome 1, c'est comme une introduction de 500 pages.


    Bon, ca se rattrape carrément avec le second, qui nous prépare sur fond de tambours de guerre à recevoir le troisième en pleine gueule, assez pretigieux.


    J'ai commencé la seconde trilogie ce matin. Ca démarre très fort, et même plus que ça puisque toute la pseudo intrigue de la première trilogie est balayée dans les trois premières pages.


    Mais j'appréhende pas mal le deuxième tome. Parce que si tu l'as trouvé long sans avoir trouvé le premier tome de la première tome chiant à mourir, je m'attends au pire ^^

  • Disons que le deuxième tome sort du Fief, et du coup sort de nos habitudes. C'est nettement plus marin et exotique, et on se rend compte au final que des éléments a priori incongrus prennent leur sens bien plus tard, notamment dans le troisième tome.

  • Sacoche1erSacoche1er juillet 2008

    Bon alors là j'ai un peu la mort en fait.


    Parce que la traduction en français des chroniques clownesque de ce petit polisson de Covenant ne sont parues que jusqu'au tome 5.


    Soit gentil la prochaine fois zErO, précise que tu te les tapes en anglais. Parce que là du coup, j'ai salement les boules.



    Enfin je me console en me disant que Les Tyrranies de la Nuit prent  la poussière depuis quelques mois au rayon Glen Cook de mon étagère (ouais celui avec des fagnions, des guirlandes lumineuses, et des offrandes de nourriture).

  • EnsembleVideEnsembleVide juillet 2008

    Bah avec les couvertures en anglais ainsi qu'un commentaire sur l'étrangeté des titres traduits, je pensais qu'il était clair que je les lisais en anglais... Enfin ne t'inquiète pas, je suis dans le même cas à trois tomes près, les derniers n'étant même pas encore écrits...

  • Sacoche1erSacoche1er juillet 2008

    Ouais, à trois tomes près.. 

    Meuh c surtout de pas avoir le dernier tome de la deuxième saison qui m'emmerde. Si je le lis dans un an, j'y comprendrais plus rien :s

Bien le bonjour, visiteur.

On dirait que vous êtes quelqu'un d'intéressant. Pour le prouver à la face du monde, cliquez sur l'un des boutons ci-dessous.

Connexion Postuler

Dans cette discussion