Le site probablement pas pour toi, qui vient de passer à Vanilla 2 à l'arrache, et qui va mettre un certain temps avant d'être à nouveau opérationnel (ou du moins Über avec un Ü).
Qushmarrah | de Glen Cüük
  • Sacoche1erSacoche1er juin 2007

    [align=center][img]/img/pour-les-yeux.gif[/img][/align]

    The [b]Tower of Fear[/b] dans son titre original de 1990, [b]Qushmarrah[/b] ne déroge pas à la règle. Obscur, enchevêtré, en constante ébullition, le scénario reste fidèle à du grand [b]Glen Cook[/b].

    [align=center][img]http://multimedia.fnac.com/multimedia//images_produits/ZoomPE/7/7/5/9782841723577.jpg[/img][/align]

    Conspiration et lutte d’influences au flambeau, l’action n’est pas en berne dans cette histoire se déroulant dans un Moyen-Orient fantastique, correspondant à la belle époque de la grande [i]Jérusalem[/i].
    Toute l’intrigue se résume à l’échelle d’une ville, [i]Qushmarrah[/i], cité fantôme labyrinthique, cicatrice des nombreuses guerres de territoires opposant l’empire d’[b]Hérod [/b]au peuple [b]Veydine[/b] de la cité.

    Mais ce synopsis ne serait pas complet sans [i]la Glen’s touch [/i];
    L’empire d’[b]Hérod[/b] a pris [i]Qushmarrah[/i] pour la libérer du joug de [b]Nakar l’abomination[/b], un sorcier multi-centenaire adoubé par [b]Gorloch[/b], un sale type peu avenant, Dieu de profession, et dont les hobbies quotidiens sont le tribut de sang et les diverses requêtes perverses et cruelles.
    L’empire a évidement déboulé avec son propre dieu, [b]Aram la Flamme[/b], l’inverse eut été étonnant, et celui-ci s’avère être doux, miséricordieux, et n’est pas sans rappeler un certain autre Dieu de la vraie vie qui aime bien les croix.
    Malgré tout ça, le peuple [i]Qushmarrien[/i], fier et un peu cruche, n'a pas pu s'empécher d'en vouloir terriblement à [b]Hérod[/b], et donc à [b]Aram la Flamme[/b]. Peut-être aussi parce que l'occupation s'est faite dans une terrible guerre, faite d'innombrables bains de sang et boucheries qui ont vu mourir bien des hommes [i]qushmarriens[/i].

    L’occupation s’est installée grâce à l’aide du peuple [b]Dartar[/b], une ethnie nomade locale moyennement appréciée par les [i]qushmarriens[/i] depuis, puisque ses membres sont considérés (à plus ou moins juste titre) comme d’infâmes traîtres à la cause.
    Mas [b]Hérod[/b] a finit par faire son trou, et au début du récit, seule une poignée d’irréductibles continuent de faire des bras d’honneur aux gardes [i]hérodiens[/i] (dans le dos), ceux dont on préfère taire le nom de peur de s’attirer les mauvaises grâces des Dieux, des [i]hérodiens[/i], des [i]dartares[/i] ou de ses concitoyens : [b]Les Vivants[/b].
    [b]Les Vivants[/b], c’est une organisation gavée à la rébellion et au retour nécessaire de la tradition. Et si au passage ça devait les amener à pendre quelques centaines d’[i]hérodiens[/i] et de [i]dartares[/i], ils ne s’en plaindraient pas.

    Comme d’habitude, le bouquin est découpé en chapitres plutôt courts. L’histoire s’étale au fur et à mesure, au travers des yeux et des actions des différents protagonistes, de tous bords, et tous plutôt bien profilés et imbriqués.
    On aura tous nos préférences, mais cette fois deux personnages prennent clairement le dessus :

    [quote]- [u]Azel[/u], décrit dès les premiers pages du livre comme [i]« Tueur professionnel, très doué et mortellement dangereux, homme aux multiples facettes. »[/i], se pose de loin comme mon préféré. Mon chouchou si vous voulez. C’est un mix de [i]La Dame [/i]et de [i]Volesprit[/i] (cf : [i]la Compagnie Noire[/i]), complexe et intriguant. C’est d’ailleurs lui le chaînon manquant comme le lien entre toutes les factions en jeu.[/quote]
    [quote]- [u]L’Aigle Fa’tad Al-Ak[/u]la, [i]« général commandant les forces dartares »[/i], génie au regard perçant, énigmatique, incernable. [i]Glen[/i] ne nous laisse jamais lire à son travers, ce qui participe à le rendre encore plus mystérieux et imprévisible.[/quote]

    Les personnages sont de toutes façons très nombreux, comme d’habitude dans l’écriture de [i]Cook[/i], peignant chacun à leur échelle une part de la fresque. Les personnages "principaux" sont d’ailleurs, pour une fois, ceux dont le rang est le plus insignifiant. Un charpentier naval, sa belle-sœur nourrice, un troufion dartar, et un vieux boiteux qui s’occupe de son père mourant.

    Du coup, chaque piste est un serpent lové et noué par tous ses anneaux aux autres serpents plus ou moins gros. Tout le long du livre, difficile de dire sur quel reptile on se trouve, comment et s’il va sortir son épingle du jeu. Je vous l’ai dis, du grand [b]Glen Cook[/b], haletant, donnant le tournis.


    [align=center]___________________________________________________________[/align]


    Finalement, si on adule [b]Glen Cook[/b], on adulera ce bouquin. Si on est moins fanatique, on aimera quand même, tant le tout est bien agencé, l’histoire fondée sur du dur, les personnages attachants et crédibles.
    On s’intéressera aussi aux multiples clins d’oeils historiques, voir ethniques, qui n’ont aucune prétention, mais qui sont bien là.
    Et pour conclure, on sent bien le [i]Gle[/i]n avoir du mal à s’arrêter une fois parti. Il en aurait bien écrit 17 tomes encore. Mais cette fois il s’est freiné ; il n’a juste pas pu s’empêcher d’écrire [u]DEUX[/u] épilogues.. La classe ce Glen.



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  • yy juin 2007

    Cool ! Excuse si moi j'ai pas lu tout ton message, car grâce à toi, je vais m'acheter ce bouquin dès ce midi et je voudrais pas tomber sur un spoiler au milieu du message.
    Merci pour la news !

  • Sacoche1erSacoche1er juin 2007

    Après avoir laché un vilain spoiler sur [b]la Compagnie Noire [/b]et m'être fait vertement assomé par notre très cher administrateur, je garantis cette promo sans spoiler ;)
    Mais si c'est pour prêcher un converti, effectivement, ça sert à rien, autant que tu te le procures directement, et que tu le dévores avec toute la dévotion qu'il se doit vis à vis de moOonsieur Cook ;)

    Pour info, j'attaque le 4ème [i]Garrett[/i] aujourd'hui, [b]Chagrin de Ferrailles[/b]. A la lecture de la 4ème de couv, j'en ai l'eau à la bouche. Je vous tiens bien sûr au courant.

  • Il est vraiment bien, le quatrième. Ca change un peu de d'habitude, vu que là ça prend place dans un endroit au cadre bien délimité. C'est une enquête en huis-clos, avec une galeries de personnages tous plus tordus les uns que les autres et une vieille intrigue bien sordide comme on les aime (et Garrett se tape quelqu'un de vraiment... spécial).

    Moi j'attends de lire le onzième (en VO), mais pour le moment je suis dans *Stephen Donaldson*, et si c'est pas exactement du Glen Cook, c'est en tout cas une autre approche de la fantasy _pour adulte_, tout aussi intéressante, et peut être encore plus sombre parce que cynique sans pour autant être drôle. Je vais écrire un truc dessus quand j'aurais fini le premier cycle des *Chroniques de Thomas Covenant*.

    Il fait chier Glen Cook d'être aussi prolifique... Encore un truc de plus à lire (avec un titre salement imprononçable, en plus).

  • yy juin 2007

    Je viens de finir quelques chapitres, c'est vraiment très bien, et bizarrement, je le trouve mieux écrit que le dernier de la compagnie noire. C'est la traduction ?

    Sinon, garret j'ai pas trop accroché, et j'ai pas trop envie de m'y remettre par contre je viens de lire la quatrième de cou' des _chroniques de Thomas Covenant_
    et ça a l'air vraiment cool.

  • Sacoche1erSacoche1er juin 2007

    Je sais pas si c'est mieux écrit, mais à la fois, là il repart sur quelque chose de frais, avec des nouveaux codes, de nouvelles intrigues, et de nouvelles descriptions de personnages et de lieux.
    Et comme il évite de tomber dans le [i]descriptisme Balsacien[/i], autrement dit chiant comme un loading screen de 4 minutes avant un boss, ca lui perment de rafraichir son écriture.

    A noter aussi que le bouquin commence sur les chapeaux de roues, et que les différents protagonistes s'imbriquent les uns dans les autres illico ^^

  • bq. les différents protagonistes s'imbriquent les uns dans les autres illico

    Ca a l'air sulfureux, dit comme ça. Commencer l'histoire par une partouze, c'est pas trop dans l'habitude de Cook, faut définitivement que je me procure ce bouquin.

  • Sacoche1erSacoche1er juin 2007

    En fait, ce bouquin se rapproche assez de [b]Le Dragon ne Meurt Jamais[/b]. D'abord dans son format (one shot), mais aussi dans sa construction.
    Le shéma de base comprend une grosse pelletée de personnages n'ayant absolument rien en commun, et Cook aspire sa trame pour les rapprocher tout au long du bouquin, jusqu'à ce que les personnages comme le lecteur soient suffisemment absorbés.
    Dès que c'est chose faite, il accélère le tempo et les fait s'entrechoquer.

    Et dans Qushmarrah, les lois de l'amour et l'appel du sexe opposé répondent présentes, evidemment. Bien qu'elles ne le fassent pas toujours du coté où on les attendait.

  • Ah oui, je l'avais oublié celui-là, il est aussi sur ma liste... Dommage que les bouquins de l'Atalante soient aussi chers - sachant que d'un autre côté, ils sont quand même incroyablement plus classes que ceux des autres collections.

    A ce propos j'ai récemment offert les Livres du Nord (les trois premiers de la Compagnie Noire en un seul volume) pour un anniversaire, et j'ai pu constater à mon grand désarroi que ledit volume était blindé d'illustrations de la mort du plus bel effet, qui ne sont bien évidemment pas incluses dans les première éditions. Il y a également les Livres du Sud (les trois suivants plus la Pointe d'Argent) et j'imagine que les derniers de la série sont en préparation.

  • Sacoche1erSacoche1er juin 2007

    ha ouais toi aussi quand tu sais pas quoi offrir t'offres les livres du nord ^^

    Moi par contre je l'ai offert qu'en poche, et là, pas d'illustrations. Mais j'avais lu ça ouais, sur amazon. Par contre il me semblait que c'etat les illustrations des convertures de l'atalante, alors du coup je m'en carrais un peu.

  • Bah il y en a à l'intérieur, de plutôt bonne facture, avec un style crayonné (du même dessinateur que pour les couvertures, manifestement). Certaines sont même en double page, avec une page pliée vers l'intérieur, ce genre de truc. Ca se la pète, quoi...

  • Sacoche1erSacoche1er juin 2007

    Ha ouais, et surtout il est vendu moins de 30€, ce qui fait quand même pas loin de 15€ de moins que d'acheter les 3 tomes séparés (chez [i]l'Atalante[/i] pour comparer entre deux éditions brochées et superbes).
    Au final, c'est à peine 10€ plus cher que les trois [i]poches[/i], et c'est quand même autre chose.

  • Sacoche1erSacoche1er juin 2007

    Effectivement, le 4ème Garret est vraiment classe. Encore plus abusé, encore plus fun, et toujours super bien écrit, ou en tout cas traduit, à ce que laissent entendre ceux qui ont lu du Cook en anglais.

    Le tout saupoudré d'un petit quelque chose qui se balance nonchalament entre Agatha Christie et Lewis Caroll.


    Parce que je suis las de devoir de nouveau, pour un an, oublier Garret et ses sales habitudes, Morlet et les siennes qui font passer Garret pour un moine, les greluches qjui n'en sont pas, L'Homme-Mort le mix idéal entre Jacques Martin Aristote et Gérard majax, Gloire  Signelune, le mec qu'on a jamais vu, mais dont on entend parler dans tous les tomes, ou même Dean, l'indianna Jones de la cuisine.


     


    Quoi qu'il en soit, malgré ma ferme détermination à l'autodépreciation et l'impossibilité maladive qui en découle d'essayer de lire un bouquin en anglais, je  vais certainement me lancer dans le 5ème, in english.



    Parce que  ces bouquins sont le remède idéal aux affres du webdesigner, après une pleine journée de prise de trogne sur des CSS retors et du PHP coquin.


     


     

  • J'ai toujours un article à écrire sur les Garrett... mais je crois que je vais te le laisser, vu la montagne d'autres trucs que j'ai également à écrire, sans parler de ton assiduidité cookienne (et aussi le fait que j'en avais déjà écrit un pour supinfogame.net, qui a bien évidemment mystérieusement disparu lors de la dernière attaque de script kiddies turcs).


    En anglais ça se lit bien, à part sans doute l'argot de Sarge et Puddle (les sidekicks de Morley, j'ai oublié leurs noms en français). On s'aperçoit effectivement que le traducteur a fait du sacré bon boulot, et que s'il a francisé la plupart des noms, il l'a fait avec une pertinence indéniable. Ainsi, Tunfair devient Tonnefaire, Saucerhead Tharpe, c'est Tarpo Tête-de-pioche, Crask et Sadler sont Sellier et Craque, Morley prend un T à la place du Y, etc. Une fois qu'on a retrouvé ses repères, ça passe comme papa dans maman.

  • Sacoche1erSacoche1er juin 2007

    Sarge et Puddle, si ce sont les grolls, c'est Doris et Marsha.

  • Ah non, Doris et Marsha s'appellent de la même façon, tout comme Dojango. Ceci dit, je ne suis pas sûr qu'on voie Sarge et Puddle dans les premiers tomes. Dans mon souvenir, si, mais vu que je ne me souviens pas de leurs noms...

  • Sacoche1erSacoche1er décembre 2008

    Le 5ème Garrett vient de sortir en français. "Feuille de laiton et reliure d'ombre". Toujours chez l'Atalante, pour le plaisir des sens et le chagrin de nos CB. 5ème garrett


    Je vous en dis plus dès que je l'ai englouti.


    D'autant que le premier tome des Instrumentalités de la Nuit m'a pas vraiment convaincu, donc je reste un peu sur ma faim (dire qu'il m'a tellement fait chier sur les 200 premières pages que je l'ai même pas finit ne serait pas mentir non plus).

  • EnsembleVideEnsembleVide décembre 2008

    Ca me fait penser qu'il faut que je chope le onzième en anglais :B

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