Le site probablement pas pour toi, qui vient de passer à Vanilla 2 à l'arrache, et qui va mettre un certain temps avant d'être à nouveau opérationnel (ou du moins Über avec un Ü).
Super Columbine Massacre RPG!
  • EnsembleVideEnsembleVide février 2007

    [align=center][img]/img/jeux---a-la-une.gif[/img][/align]

    [i]Elle m’a regardé et m’a dit qu’il était impossible que je sois athée, que j’étais trop gentil. Je pense beaucoup aux gens qui me demandent : « Comment avez-vous pu faire un tel jeu alors que vous êtes si gentil ? »[/i]

    Le 20 avril 1999, au lycée de [b]Columbine[/b], dans le Colorado près de Denver, [b]Eric Harris[/b] et [b]Dylan Klebold[/b] ont abattu douze de leurs camarades, un professeur, et blessé plus ou moins grièvement vingt-quatre autres personnes avant de se suicider. Le carnage, loin d’être complet, était un fiasco comparé aux plans initiaux des tueurs, dont les deux bombes à propane n’ont pas explosé. Leur idée de départ consistait à faire sauter la cafétéria, où se seraient trouvés environ cinq cent élèves à l’heure prévue, et à tirer les survivants comme des lapins lorsqu’ils s’enfuiraient par l’entrée principale.

    Mais bon, quinze morts, trois paralysés, un visage reconstruit, quatre balles et cinq plombs impossibles à extraire, la mère d’une victime, puis un rescapé suicidés, des balles perdues du côté des forces de l’ordres, des rapports d’enquête volatilisés, des poursuites contre des producteurs de films – pour [b]Basketball Diaries[/b] – et vingt-cinq éditeurs de jeux vidéo – pour un total de cinq millions de dollars – ainsi que contre la police elle-même, d’autres [i]school shootings[/i] revendiquant l’espoir de faire mieux que Klebold et Harris… C’était plus que suffisant pour traumatiser l’Amérique, voire une bonne part du monde occidental.


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    [i]L'ecran de titre, avec une image d'une caméra du lycée
    et du Marylin Manson en fond.[/i][/align]

    Et le 20 avril 2005, à l’occasion du sixième anniversaire de la boucherie, [b]Super Columbine Massacre RPG![/b] se retrouve en ligne. Assez peu remarqué, au départ uniquement connu d’un public d’initiés, ce n’est qu’un an plus tard, le bouche à oreille aidant, qu’il va commencer à faire des remous. Si le jeu possède un côté satirique, il n’en aborde pas moins les faits avec un sérieux dérangeant. Il ne s’agit pas d’un grossier bidouillage en Flash surfant sur la vague du gore et de la provocation gratuite, mais du fruit de six mois de développement, et d’une intense réflexion de la part de son unique auteur.

    Désireux de rester anonyme, celui-ci se fait appeler [b]Columbin[/b] quelques temps, avant d’être démasqué par un ami – furieux – de l’une des victimes. A vingt-trois ans, [b]Danny Ledonne[/b], puisque c’est son nom, a éprouvé un besoin viscéral : il fallait que ça sorte, et tant qu’à faire, via un médium avec lequel il a grandi, capable non seulement de toucher sa génération, mais aussi de se faire connaître du grand public en proposant un traitement inhabituel. Ayant toujours voulu faire un jeu vidéo, il n’en est pas moins très lucide sur son choix.


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    [i]Beaucoup de bruit pour de l'ultra violence en 256 couleurs...[/i][/align]

    [i]J’ai compris que si j’avais voulu écrire un livre, il aurait été très bien reçu, et que même s’il avait contenu des points critiques, on l’aurait néanmoins considéré comme une forme de communication acceptable. Mais aborder le même sujet, ou des sujets similaires, dans un jeu, est à la fois si nouveau et si hors contexte par rapport à ce pourquoi les gens jouent… C’est un médium dans lequel on a l’habitude de noyer quelques heures de sa vie en rentrant du travail, ce genre de chose. Ce n’est pas l’endroit vers lequel se tourner pour appréhender un vrai problème moral.[/i]

    Pourquoi Columbine ? Parce que Ledonne s’est senti proche des tueurs, qu’il comprenait leur geste, et que, de son propre aveu, il aurait pu suivre la même pente. Un peu plus petit et efféminé que la moyenne, il a lui-même subi des brimades, de la crèche jusqu’au lycée, et, profondément affecté par le drame, il a voulu faire vivre à d’autres sa projection dans les esprits torturés de Dylan et d’Eric. Par la même occasion, il dénonce l’hypocrisie d’une société dont il a manifestement du mal à accepter certaines valeurs – celles de la religion catholique et du droit au port d’armes, pour ne citer qu’elles.


    [align=center][img]/uploads/2007/02/SCMRPG!-church-girl.gif[/img]
    [i]En plein combat, un ennemi utilise un pouvoir spécial ![/i][/align]

    Mais venons-en au jeu. Techniquement parlant, qu’il s’agisse de son aspect graphique, de son gameplay ou de son potentiel de divertissement, on touche au très médiocre. Réalisé sous [b]RPG Maker 2000[/b], un logiciel développé par la compagnie [b]ASCII[/b] qui permet de créer des « jeu de rôles » old school à la japonaise, dans grande tradition de l’ère des consoles 16-bit, [b]Super Columbine Massacre RPG![/b] est aussi hideux que mal conçu. Certaines erreurs de design impardonnables, du genre de celle qui, arrivé à 95% du jeu, vous empêche d’aller plus loin faute d’avoir récupéré un objet au tout début, n’en font pas un modèle du genre.

    Graphiquement, c’est un peu plus intéressant, car [b]Danny Ledonne[/b] a directement utilisé des images liées à la fusillade, récupérées un peu partout sur Internet. Des portraits des tueurs, des photographies du lycée, des captures de vidéo-surveillance… Le résultat est un grotesque collage à la b3ta, mais contribue définitivement à immerger le joueur dans le contexte du drame. Ceci est renforcé par la bande-son, constituée majoritairement de morceaux en MIDI de groupes tels que [b]Marylin Manson[/b] – bien que Klebold et Harris n’aimaient pas ce dernier –ainsi que [b]Rammstein, KMFDM, Nirvana, Nine Inch Nails, The Smashing Pumpkins[/b]…


    [align=center][img]/uploads/2007/02/SCMRPG!-ecce-homo.gif[/img]
    [i]N'oubliez surtout pas de récupérer le livre posthume de Nietzche
    pour éviter de vous retrouver bloqué lamentablement.[/i][/align]

    Détail qui a son importance, car outre l’effet proustien que la musique produira nécessairement sur de nombreux joueurs, des scènes mettent en avant les paroles de certaines chansons qui illustrent parfaitement le mal-être adolescent et les revendications des « héros ». Quelques flashbacks viennent expliciter des points précis de l’histoire, souvent liés à un morceau particulier.

    En terme de scénario, le jeu reprend très exactement les évènements de Columbine, commençant le matin même : Dylan et Eric enregistrent leur vidéo d’adieu, expliquent leurs motivations, mettent en place les derniers détails de leur plan – préparé près d’un an à l’avance. Ils se garent sur le parking, discutent philosophie, se rendent à la cafétéria, posent leur bombes qui n’explosent pas, puis le massacre commence. Après avoir tué un nombre variable d’élèves et de professeurs sans défense – selon votre capacité à supporter un gameplay répétitif – ils finissent par se suicider.


    [align=center][img]/uploads/2007/02/SCMRPG!-frankenstein.gif[/img]
    [i]Dylan se souvient d'avoir joué dans la pièce tirée
    de Frankenstein au club théatre du lycée.[/i][/align]

    Mais ce n’est pas fini. Après un défilé d’images bien glauques de survivants qui pleurent, de portraits des tueurs à différentes époques de leur vie, et de photographies d’archive tout à fait explicites de leurs cadavres, le jeu continue. Une fois le duo reformé en Enfer – ironiquement assez proche du Paradis selon les critères d'Eric et Dylan – il affronte des hordes de démons directement issus de [b]Doom[/b], le jeu d’[b]ID Software[/b] bien connu des plus anciens d’entre vous, et pour lequel Klebold et Harris ont réalisé de nombreux niveaux à leurs heures perdues.

    Cette partie est un poil plus subtile que la précédente au niveau gameplay, vu qu’elle requiert une bonne gestion de son équipement et un choix judicieux de l’ordre dans lequel on affronte les ennemis. Mais après avoir gagné quelques niveaux, ça devient facile, et lassant. Il faut néanmoins reconnaître que tout est fidèle à [b]Doom[/b], qu’il s’agisse des monstres ou des armes que l’on ramasse, et que sa transposition dans un contexte à la [b]Final Fantasy[/b] mérite le détour.


    [align=center][img]/uploads/2007/02/SCMRPG!-doom.gif[/img]
    [i]Ce n'est pas exactement l'Enfer de Dante, même si
    un panneau à l'entrée reprend ses célèbres vers.[/i][/align]

    L’Enfer étant un endroit peuplé, on y rencontre des gens assez célèbres, tels que [b]Ronald Reagan, John Lennon, Friedrich Nietzsche, Darth Vader[/b] ou encore [b]Megaman[/b]… Et chacun a de bonnes raisons de s’y trouver, à vous d’entendre leur histoire. C’est à partir de là qu’on commence à saisir la position ouvertement anti-cléricale de l’auteur, qui s’efforce d’exposer les incohérences de la religion catholique et de démontrer la faillibilité et la nature intolérante de Dieu. Qui de toute façon, d’après [i]Fred[/i], avec qui Kelbold et Harris sympathisent tout de suite, est mort.

    Après moult péripéties et une rencontre avec Satan lui-même, on termine sur une conférence devant le lycée, où sont exposés les différents points de vue des parents des survivants, du gouvernement, du personnel pédagogique, de l’église… Chacun s’efforçant de justifier – ou pas – sa vision du carnage et de proposer des solutions aux innombrables problèmes qu’il a soulevé.


    [align=center][img]/uploads/2007/02/SCMRPG!-lennon.gif[/img]
    [i]Dylan n'apprécie pas du tout la philosophie
    de hippie de John Lennon.[/i][/align]

    Dit comme ça, on pourrait (devrait ?) prendre ce jeu comme la vision satirique mais affirmée d’un évènement contemporain via un médium tout aussi contemporain. L’ennui, c’est que peu de gens vont jusque là. Il suffit de traîner un peu sur le forum du site officiel pour s’en rendre compte. On y rencontre pas mal de monde qui estime que [b]Danny Ledonne[/b] est homosexuel, gothique, fou, mégalomane, dénué de toute fibre morale, opportuniste, qu’il contribue à la perversion de la jeunesse, de la société et de l’image du jeu vidéo, qu’il est l’Antéchrist, et qu’il couche avec sa mère, pour ne parler que du plus redondant.

    Etant donné que le jeu est gratuit, sans revendication d’une quelconque propriété intellectuelle, et initialement distribué de manière anonyme, on doutera du caractère vénal et du désir de gloire son auteur. Quant au point de vue moral, si [b]Richard Castaldo[/b], l’un des survivants – en fauteuil roulant et souhaitant devenir sound designer – se dit heureux que quelqu’un ait fait ce jeu, malgré son absence, justement, de parti pris pour ou contre l’acte en lui-même, pourquoi continuer à y voir le mal incarné ?


    [align=center][img]/uploads/2007/02/SCMRPG!-reznor.gif[/img]
    [i]Nietzsche est fan du morceau de Nine Inch Nails
    intitulé « Heresy ». Forcément.[/i][/align]

    Sans doute parce que [b]SCMRPG![/b] plonge tout ces bons chrétiens le nez dans leur propre merde. Comment une horreur pareille a-t-elle pu se produire ? C’est la question que le jeu parvient à garder en exergue, en évitant de l’enterrer par un bien pratique « Dylan et Eric étaient fous et inhumains ». Ledonne a fait passer Harris et Klebold du statut de bouchers à celui de personnages dans lesquels on peut se glisser, auxquels on peut [i]s'identifier[/i]. Il n'est donc pas étonnant que ce jeu dérange, au point d’avoir été tout récemment retiré du festival [b]Slamdance[/b] par peur d’éventuelles poursuites – alors que [b]Toribash[/b], le fameux jeu de combat au tour par tour incluant décapitation, démembrement et hémoglobine reste en lice. Pour Ledonne, [i]le message s’est perdu dans le médium[/i].

    [b]SCMRPG![/b] est pourtant nettement moins explicite que les autres jeux du moment, avec son esthétique d’il y a quinze ans. Mais sa violence est d'ordre moral, et c’est la preuve que le jeu peut toucher à l’art, celui qui fait mal, celui qui fait réfléchir, celui qui ne donne pas dans le poético-esthético-consensuel comme c’est le cas des jeux vidéo qu’on considère actuellement comme « artistiques ». Le problème étant que, à l’instar de la photographie face à la peinture, il faudra plusieurs décennies au « jeu » vidéo pour non seulement acquérir davantage de maturité, mais surtout être assimilé comme un médium valable, voire comme un médium tout court, par le grand public tout comme par les historiens et les critiques, si ce n'est par les développeurs eux-mêmes.


    [align=center][img]/uploads/2007/02/SCMRPG!-game-over.gif[/img]
    [i]L'écran de game over est d'un rare cynisme.[/i][/align]

    [i]En définitive, SCMRPG!est une espèce de chimère qui devient ce que le joueur veut qu’elle soit : une horrible exploitation, un projet de recherche très abouti, un petit jeu 16-bit merdique, ou un point de fixation pour quelqu’un qui voudrait tuer des gens.[/i]

    Voilà comment [b]Danny Ledonne[/b] résume son jeu. Autrement dit, il est sujet à l’interprétation du joueur. N’est-ce pas la caractéristique principale d’une œuvre d’art ?


    [url=http://www.columbinegame.com]Le site officiel du jeu.[/url]
    [url=http://www.acolumbinesite.com]Un site extrêmement complet sur le massacre de Columbine.[/url]
    [url=http://www.citybeat.com/1999-06-10/cover2.shtml]Une vision tristement réaliste des actes d’Eric et Dylan.[/url]
    [url=http://kotaku.com/gaming/danny-ledonee/clip-crecente-ledonne-talk-columbine-230798.php]Une brève interview de Ledonne[/url] et de l’éditeur de kotaku.com sur le sujet de Slamdance.
    Pour les gros fainéants, [url=http://video.google.com.au/videoplay?docid=2179150900926491833&q=Columbine]une vidéo du jeu complet condensé[/url] en une heure.
    Et pendant ce temps-là, [url=http://www.talk2action.org/story/2006/5/29/195855/959]des développeurs chrétiens[/url] font des [url=http://www.eternalforces.com]RTS à tendance évangéliste[/url].

  • MescalitoMescalito février 2007

    Il est pas mal du tout cet article, félicitations, ce jeu vaut le détour...on pourrait presque dire que c'est l'esquisse d'un highbrow game:
    esquisse car le gameplay n'est pas là et que les qualités de l'interactivité ne sont pas complètement dans la lignée du message (Mac Luhan ne serait pas content :) )
    highbrow car malgré ses défauts, son impact sur le "monde" (somme des récepteurs) est certain...il ouvre des pistes de réflexion importantes qui sont trop vite passées à la trappe via les mass media et il fait réfléchir sur le support du jeu (l'évènement) mais aussi sur son contenu (la manière de traiter cet évènement par le JV) et du coup, du fait des réactions qu'il a suscités et comme tu le précisais, sur le JV lui même.

    Les pistes de réflexion, vu le thème du jeu, sont toutes sujettes à caution:
    -les problèmes de télé évangélisation aux US , les téléévangélistes qui sont plus des business man que des hommes d'églises, le contrôle social qu'il permet...
    -les rapports sociaux aux US (comme dans la plupart des pays d'ailleurs), concurrence et compétition rendant les gens intolérants, individualistes, véhéments,...
    - le problème des philosophies romantiques lorsqu'elles sont décontextualisées (avec le mythe illusoire de l'artiste maudit)
    -la TV elle même
    -la post-modernité et ses conséquences
    -la facilité à se procurer des armes
    ...etc...
    Forcément, ça n'allait pas être bien reçu.

    D'ou la réflexion sur le JV en tant que médium et le rapport des gens aux JV.
    un des problèmes principaux vient peut être de ce que trop de personnes pensent , plus ou moins hypocritement, que seuls les enfants jouent aux JV d'ou son statut de bouc émissaire actuel (il fallait bien qu'ils en trouvent un). C'est bien dommage mais ce n'est qu'une question de temps avant que ne change la donne.

    c'est du bon boulot.
    je m'empresse de DL ce jeu...

  • EnsembleVideEnsembleVide février 2007

    Je ne sais pas si tu percevras le jeu de la même façon que moi. Probablement pas, en fait, vu qu'il est comme je le disais largement sujet à interprétation. Mais en ce qui me concerne, j'ai passé une bonne quinzaine à fouiller les tréfonds du web à la recherche de documentation sur le massacre, j'en ai trouvé beaucoup, et je m'y suis complètement immergé. Non que ça me passionnait vraiment à la base, mais il y a quelque chose de fascinant dans ce drame.

    Hors des évènements eux-mêmes, tout ce qui en a découlé, tous les cris de révolte, de dégoût, de compassion, toutes les interprétations faites des motivations de de Eric et Dylan, les récupérations médiatiques et politiques, m'ont intéressé au plus haut point sans que je puisse vraiment dire pourquoi.

    Du coup, la vision que j'ai acquise des tueurs n'est certainement pas le seul fait du jeu, et j'aurais du mal à dire en quoi le jeu en lui-même m'a "éclairé", s'il l'a fait. Harris et Klebold sont devenus pour moi des personnages, au même titre que Sans-Nom dans Planescape: Torment, le Colonel Tight dans Battlestar Galactica ou Toubib dans la Compagnie Noire. Sauf qu'ils ne sont pas fictifs...

    Je peux dire en tout cas que le jeu a éveillé mon intérêt pour Columbine, et donc, probablement, qu'il remplit son rôle.

  • yy février 2007

    Bravo, bel article. Je n'ai pas de grenade sous la main, mais j'aurais bien fait sauter un collègue en hommage.

  • EnsembleVideEnsembleVide février 2007

    Kieron Gillen vient de publier "un article":http://www.escapistmagazine.com/print/86/4 plutôt pas mal sur SCMRPG(Super Colombine Massacre RPG)! dans the Escapist, avec un point de vue un peu différent. Il met notamment l'accent sur le fait que le jeu est réussi parce qu'il n'est pas drôle.

    _You won't enjoy it, and for that you should be grateful._

  • Et hop, c'est reparti pour un tour, avec "une analyse assez poussée de l'impact de SCMRPG! ":http://www.gamasutra.com/features/20070313/dugan_01.shtml, dans un article de Patrick Dugan, le chroniqueur indie games attitré de chez GamaSutra.

    Morceaux choisis :

    bq. A "respectable" medium like film or literature imply a greater degree of removal of the audience from the subject matter, but a game is frighteningly visceral, and according to critics, "too interactive" - which is kind of like saying a film is "too lit" or a book is "too wordy."


    bq. "I think people are becoming increasingly fragmented and withdrawn into their own private realities; gaming may become a vital medium for our society, because it gives us a common frame of experience."

  • EnsembleVideEnsembleVide septembre 2007

    Le trailer du documentaire que Ledonne est en train de finir quant à la controverse suscitée par son jeu :


     



     


    Un extrait du documentaire en question - Playing Columbine -  qui fait treize bonnes minutes :


     



     

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