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Le lit de Pitoum
  • p2mp2m novembre 2006

    Je suis né avec le sexe. Inutile de se voiler la face, c’est pareil pour nous tous. Hormis quelques bébés-éprouvette, notre naissance a été précédée d’un coït. D’une éjaculation. Ce n’est pas parce qu’on vieillit que l’on doit l’oublier.

    C’est fou, mais plus je grandis, plus les gens me donnent l’impression de rêver d’une mère vierge immaculée. Comme si, aussitôt l’information de la procréation assimilée, ils s’évertuaient à l'effacer. Trop sale. Trop vulgaire. Trop primale, sans doute, pour leurs chemises blanches et leurs canapés Ikea. Une femme doit être aux fourneaux, pas dans des draps à s’adonner à la luxure. Un homme doit être un cadre dynamique, pas un membre viril pénétrant la chair. Un garçon doit être sur un terrain de foot, pas à savourer la première main d’autrui sur son sexe. Une fille doit être dans les magasins du centre ville, pas à aventurer ses doigts vers son fond de culotte humide.

    Je suis né avec le sexe, et vous semblez tous le nier. Avant même de parler d’amour, parce qu’il est loin d’être le père de tous les nouveaux-nés, de famille, de parents, pourquoi n’osez-vous pas parler de l’acte inévitable ? Le sexe. La fornication. Serait-ce trop cru pour vos esprit puritains ? Vous qui vous proclamez sûrement hommes et femmes libres et libérés ? Vous participez impunément à l’hypocrisie ambiante, et ça ne vous émeut même pas. Le sexe est tabou. Que celui qui ose prétendre le contraire vienne me le prouver.

    Je ne suis pas là pour dire que le sexe est un acte pur et bienfaisant qui mériterait de s’exposer librement partout. Que nous devrions enseigner l’art du tantra en maternelle et apprendre la lecture avec le Kamasutra. Je ne suis pas là pour prôner la vertu du sexe hors mariage, ni pour dénigrer l’abstinence. Je ne suis pas là pour dicter une conduite, ni même pour disserter sur l’avantage de l’amazone sur le missionnaire. La seule ambition que j’ai se résume en une question : pourquoi ?

    Pourquoi rechigniez-vous à entendre la vérité ? Le sexe, au même titre que manger, boire, dormir, ou déféquer, est une activité de base de l’humanité. Au même titre que celles sus-citées, elle assure la survie de l’espèce. Elle est vitale. Vitale non pas pour l’individu (quoique, mais cela nous ferait rentrer dans des considérations hors de propos) mais pour le genre humain. Un homme ne mange pas, il meurt. Un homme ne se reproduit pas, et c’est toute sa descendance qui disparaît.

    Le sexe. Quatre lettres qui font frémir la ménagère de moins de cinquante ans quand elles s’exposent en dehors du lit conjugal. Qui font frémir les professeurs quand elles s’égarent sur une copie. Qui font frémir le père quand sa fille les associe à celles du prénom d’un garçon. Qui font frémir mes amis quand elles s’échappent sans difficulté de ma bouche. Je me suis souvent interrogé sur les causes de cette peur. Pourquoi même entre jeunes du même âge, le sujet est tabou, ou tout du moins, difficile à aborder sereinement ?

    Il m’est venu deux réponses. La première, c’est qu’il est difficile de parler calmement et sans honte d’un sujet que le monde des adultes nous cache, élude des conversations, camoufle, souvent avec maladresse. La seconde, c’est qu’il est difficile de parler d’un sujet dont on ignore tout. Bien sûr, on tente de se renseigner par les divers moyens qui nous sont offerts, poussé par la curiosité, à condition bien sûr que la honte ne prenne pas le dessus. On culpabilise les pulsions sexuelles comme l’intérêt pour le sujet. Ce n’est qu’après l’avoir vécu, que j’ai pu m’affranchir de toutes ces barrières morales encombrantes. C’est parce que je l’ai vécu, et que ce n’était ni propre, ni sale, juste humain. Je crois même que c’était la chose la plus humaine que j’avais jamais faite.

    Je suis un être sexué et je le sais. Pourtant, on tente chaque jour de me le faire oublier. On me cantonne à mon rôle d’étudiant, de citoyen, de garçon bien élevé, d’employé parfois. Je dois oublier selon eux l’acte dans lequel je suis né. Parce qu’ils le trouvent sale. Tant que ce n’est pas leur pénis qui jouit sous les contractions des parois vaginales, c’est sale. De la même façon qu’un mec traite de salope n’importe quelle fille qui ne couche pas avec lui. Ce n’est pas que le sexe que l’on rejette, mais la sexualité d’autrui dans son ensemble.

    Pourtant, on arrive parfaitement à concevoir que notre voisin mange une boîte de cassoulet Monoprix pour se sustenter, et même qu’il puisse prendre du temps pour concocter un repas plus goûteux, par pur plaisir. Alors pourquoi nous est-il impossible d’imaginer notre voisine ayant une relation sexuelle avec un homme dans le but d’enfanter, ou même avec une femme par pur plaisir, ou un objet, ou plusieurs hommes et femmes ?

    Je vois d’ici vos mines dégoûtées. Certains et certaines me trouvent vulgaire, j’en suis sûr. Pourtant, n’est vulgaire que la vulgarité, et ce que vous venez de lire en est complètement exempt.

    Je m’interroge.

    Pour que vous compreniez ma réflexion, il faut que j’expose l’origine de ce manifeste. Tout à commencer par le choix des projets tuteurés de mon IUT d’informatique. En première année, nous devons mettre sur pied un dossier, répondant à une problématique, sur un sujet ayant de préférence trait, de près ou de loin, à l’informatique. Mon groupe s’est réuni autour d’un thème qui nous motivait par son originalité, son actualité et surtout, parce qu’il nous concernait : le sexe et l’informatique. Plus précisément, l’évolution de la perception, la représentation, l’éducation de la sexualité dans nos sociétés occidentales avec l’arrivée de l’informatique et d’Internet. Pour faire bref, après avoir passer une heure à expliquer à notre tutrice que notre but n’était pas de diffuser un film pornographique au jury, et qu’elle ait admis que notre sujet respectait parfaitement les consignes données, l’administration de l’établissement, ou quelques profs responsables des projets tuteurés, ont décidé sans nous permettre de nous expliquer, de nous refuser notre sujet. Parce qu’il y avait le mot sexe dedans. Malgré l’expression argumentée du souhait défendre notre projet, et montrer notre bonne foi, nous n’avons eu pour réponse qu’une injonction autoritaire : «Trouvez un autre sujet. »

    Ce n’est pas uniquement l’idée que l’on puisse avoir conscience de notre statut d’être sexué qui les dérange. C’est le fait que l’on veuille le revendiquer. Imaginez-vous ! Où irait le monde si chacun s’affirmait ainsi !

    Et pourtant, leur censure n’y changera rien, je suis né avec le sexe. Je vis aujourd’hui avec. Avec l’idée, avec l’acte, avec l’envie, avec le désir, avec le souvenir.

    Et eux continuent de fermer les yeux, de plaquer leurs mains sur nos bouches quand les quatre lettres pointent au niveau de notre glotte. Ces mêmes mains qui la nuit palpent la sueur sucrée d’un corps étranger. Ces mains qui oubliaient de masquer mon regard quand il se posait sur les couvertures des revues pornographiques dans la vitrine du buraliste, à six ans, quand j’allais acheter mon Journal de Mickey. Ces mains qui pour ne pas culpabiliser donnent l’illusion d’accomplir leur devoir, dix ans plus tard.

    J’entends parfois dire que les jeunes se vautrent dans la débauche sexuelle. Ne vous êtes vous jamais demandé pourquoi ?

    J’ai compris pourquoi. Parce que l’absence de discours, cette volonté inébranlable de leur cacher, d’ignorer, de refuser, entraîne la déshumanisation de la sexualité. Vous êtes peut-être finalement parvenu à ce que vous vouliez. Séparer le sexe de l’homme. Ca tâche le cuir du salon, le fond de vos boxers Calvin Klein. Vous voudriez tant que chacun fasse sa cuisine dans sa chambre, sans jamais inviter, sans jamais sortir au restaurant.

    Vos enfants parfois ont peur parce que vous avez réussi. Vous avez réussi à les convaincre que l’acte dans lequel ils sont nés est honteux, abject, méprisable. Vous avez réussi à les faire taire, les faire oublier qu’ils existaient au-delà de leur nombril. Vous avez réussi à leur faire croire que l’homme était asexué par nature.

    Moi, j’ai longtemps eu peur parce que vous avez échoué. Peur de ne pas être normal. Peur d’être un rebut. Peur d’être vil. Peur d’avoir honte.

    Aujourd’hui, j’ai compris que je n’avais pas à avoir peur de ce que je suis. Je me contente d’être en colère contre ce que vous avez voulu faire de moi.

    Je suis sexué, et j’aimerais qu’on arrête de vouloir me le cacher. De toute façon, il est trop tard, ça fait longtemps que je le sais.

  • EnsembleVideEnsembleVide novembre 2006

    C'est marrant, la façon dont ce bouillonnant manifeste fait écho à ton bouquin. J'adhère, d'autant que ça en facilite la compréhension - même si l'on ne peut pas dire qu'il soit difficile à comprendre. Ca me servira quand j'écrirai un truc dessus. Je sens que ça va encore repousser mon article sur Battlestar Galactica, qui est pourtant bien avancé...

  • p2mp2m novembre 2006

    Toujours sur Battlestar ? On en avait parlé y a un moment déjà je crois pourtant. Ca m'embête un peu pour nos survivant du Galactica, mais, dans le même temps, je suis flatté, j'avoue...

    J'aime bien ce manifeste. Et c'est vrai que dans le fond, la démarche est semblable. Après tout, c'est un sujet qui me tient à coeur. Peut-être à cause de mon éducation. Ou du fait que j'ai très rapidement su ce que s'était, et qu'il m'a fallu longtemps pour y goûter. Un peu tout ça sûrement.

  • p2mp2m novembre 2006

    [i]Retranscription d'un entretient sur ma petite personne par un étudiant de sciences po Grenoble.[/i]

    Entretien du mercredi 15 novembre à 17h30 chez l’[b]Enquêté[/b], que j’ai rencontré par l’intermédiaire d’une tierce personne. Après l’explication du but de l’entretien et de la méthode de l’entretien non directif passons à l’entretien à proprement dit :

    [b]Enquêteur[/b] : Notre sujet d’entretien est donc la fierté ou pas d’être français, Est-ce que toi tu es fière d’être Français ?
    [b]Enquêté[/b] : Tout dépend à quel point de vue. Si c’est fier d’appartenir à la nation ou partager quelconque valeurs, on va dire non, parce que je considère que l’histoire d’unité française … quel existe ou pas c’est pas une bonne idée et que l’on devrait voir un peu plus loin, un peu plus d’humanisme on va dire… Par contre, si c’est la fierté d’appartenir à une société occidentale, un modèle de société occidentale, et qui essaie de se mettre en contre poids des grandes puissances, qui essaie de valoriser les attitudes humanistes, sociales, oui, la pour ça oui.

    [b]Enquêteur[/b] : Donc en fait, la fierté d’être français cela serait plus au niveau des valeurs ?
    [b]Enquêté[/b] : Pas des valeurs, disons des actions directement, la façon dont on voit l’évolution de l’humanité de manière générale, de comment on arrive à vivre ensemble il y a de bonnes choses de faites, plus ou moins selon les périodes.

    [b]Enquêteur[/b] : Et justement, au niveau de la fierté d’être français, tu juges aussi l’histoire comme une composante de cette fier…
    [b]Enquêté[/b] : Non ! Je pense que c’est quelque chose d’instantanée. Le passé , c’est un passé qu’on partage avec l’ensemble de l’humanité quelque soit notre pays, surtout maintenant ou de plus en plus tous les événements qu’il y a dans le monde sont connectés et interdépendants, l n’y a plus je pense de notion de patrie nationale. Donc la fierté c’est vraiment à un instant T.

    [b]Enquêteur[/b] : Donc cela voudrait dire que la fierté d’être Français, c’est-ce qu’elle [La France] représente à l’étranger ?
    [b]Enquêté[/b] : Ce qu’elle représente à mes yeux simplement !

    [b]Enquêteur[/b] : Son action à l’étranger et à l’extérieur aussi …
    [b]Enquêté[/b] : Oui

    [b]Enquêteur[/b] : En partant de la Est-ce que tu penses que le président de la République , actuel ou pas actuel joue ce rôle de représentant de la France ?
    [b]Enquêté[/b] : euh… en tant que fonction, il devrait , euh… je pense qu’ils y arrivent , ils y sont arrivés à certain moment les présidents passés, à d’autres non peut être par manque simplement aussi d’investissement de la part des Français par rapport … à la politique, enfin à partir du moment ou le citoyen va dire ce qu’il pense et comment il voudrait que ce président le représente, directement je pense qu’il y aura toujours un problème des gens qui se sentiront pas en accord avec les idées du chef de l’État.

    [b]Enquêté[/b] : Donc à tes yeux le chef de l’État ne représenterait pas tout à fait la France, alors qu’est qui pour toi représenterait la France à l’étranger : Un sportif, des valeurs, des lieux, des artistes…
    [b]Enquêté[/b] : Je pense que cela passe principalement par les artistes, par les positions des intellectuelles , ce que l’on pourrait appeler les intellectuels , peut être aussi que moi c’Est-ce dans quoi je me reconnais le plus, mais euh… d’une manière générale je pense que l’art Français, les intellectuelles français représentent plus un mode de vie , une pensée à la française…

    [b]Enquêteur[/b] : qu’un sportif , avec la coupe du monde de foot par exemple…
    [b]Enquêté[/b] : Ça c’est du divertissement, cela véhicule des valeurs , un peu, oui en 98 [1998] c’était beau de voir tout le monde brandissant le drapeau algérien à coté du drapeau français pour Zinédine Zidane .

    [b]Enquêteur[/b] : Parce que pour certains , la France c’est l’ équipe de foot, la France c’est le foot et si la France gagne à la coupe du monde , la France sera fière.
    [b]Enquêté[/b] : Oulala, je ne pense pas qu’on aille très loin avec ce genre de considération. Je pense, que oui, de ce point de vue là, les intellectuels sont mieux placés pour apporter une réflexion, le comportement, les valeurs, pour penser.

    [b]Enquêteur[/b] : Et ça tu penses que cela va permettre de diffuser la « grandeur de la France », la notion de grandeur de la France tu la vois comment finalement ?
    [b]Enquêté[/b] : Je n’aime pas la notion. La grandeur de la France, c’est déjà hyper pédant…

    [b]Enquêteur[/b] : C’est-à-dire on est français, on en est fier…
    [b]Enquêté[/b] : Qu’est ce qu’elle a de grand la France?… même si elle fait des choses bien, elle fait aussi des choses mauvaises et puis voila la grandeur de la France , enfin.. , je sais pas, on peux parler en terme de géographie, et là, la France n’est pas grande. Il n’y a pas de grandeur, il y a une influence, l’influence de la France on peut en parler, mais ce que je n’aime pas dans le terme de grandeur c’est la valorisation…

    [b]Enquêteur[/b] : On est grand, donc d’autres sont plus petits…
    [b]Enquêté[/b] : Voila.

    [b]Enquêteur[/b] : Est-ce que tu penses que l’influence elle est encore à l’heure actuelle aussi puissante qu’elle l’était dans les années passées?
    [b]Enquêté[/b] : Les années passées, tout dépend a quand on remonte…

    [b]Enquêteur[/b] : Si on prend le général de Gaulles par exemple…
    [b]Enquêté[/b] : Honnêtement, je pense qu’au cours du XXe siècle cela n’a pas tellement changé, si ça a changé dans la mesure ou d’une manière générale, les pouvoirs économiques tout d’abord puis politiques vont se déplacer, mais ça c’est inhérent à l’évolution et on peut pas rester dans le domaine figé avec un occident puissant et les autres . La je généralise, mais c’est pareil pour la France, elle a été très puissante à une époque, puis cela s’est dégradé un peu …

    [b]Enquêteur[/b] : Est-ce qu tu crois par exemple, pour prendre un exemple très simple et très proche de nous, que lorsque J. Chirac et D. De Villepin défend la France, contre l’idée d’une guerre en Irak, contre l’intervention en Irak, Est-ce que ça, cela te donne envie d’être encore plus fier de la France, est-ce que tu t’es retrouvé dans les positions de la France, est ce qu tu t’es dit , bah oui je suis fier d’appartenir à cette France qui défend la paix et qui est contre la guerre?
    [b]Enquêté[/b] : Je ne me suis pas retrouvé dans les positions, je n’ai pas été fier de ça puisque je trouvais cela d’une part normal, et que j’ai pas réussi à savoir si cela était un gros coup de pub de la part de Chirac ou si c’était vraiment une position personnelle, ou même par rapport à l’ensemble des Français . Mais oui, par rapport à tout cela…

    [b]Enquêteur[/b] : Est-ce qui si demain tu vas à l’étranger, tu seras pas fier de dire, nous on a défendu la paix ?
    [b]Enquêté[/b] : Non, moi j’étais contre la guerre, et ça je serais fier de la dire car c’était mes idées.

    [b]Enquêteur[/b] : D’accord, donc tu le prends plus au sens de l’individu, toi ce qu tu penses, et tu te retrouve pas forcément dans les positions de la communauté nationale ?
    [b]Enquêté[/b] : C’est pas … ouais non, je n’ai pas envie quand je rencontre des gens, que cela soit à l’étranger ou n’importe ou , je ne veux pas être associé à une communauté, parce que je pense que s’associer à une communauté c’est le début, justement des dérives et des tout ce que les phénomènes communautaires peuvent engendrer, que cela soit des choses insignifiantes ou des choses plus graves.

    [b]Enquêteur[/b] : Tu es plus fier des idées, ce que tu vas défendre, que fier d’un pays qui est une conception assez abstraite.
    [b]Enquêté[/b] : On vas dire cela comme ça fier de ce que je suis, de mes idées, mais après fier aussi de ce qui les partagent , si j’estime qu’ils ont les mêmes idées. Enfin voila, c’est je partage les idées avec les gens. Mais c’est pas quelque un a une idée et je suis derrière lui.

    [b]Enquêteur[/b] : Et Est-ce que tu penses, que cela c’est du fait que tu sois jeune, et on dit les jeunes on plutôt tendance à défendre leurs idées et pas forcément se retrouvés dans les idées du Tout [Communauté], et donc tu veux peut être te mettre en avant et dire moi, je défend mes idées …
    [b]Enquêté[/b] : Je pense que c’est surtout une question d’éducation, mes parents sont plutôt comme ça . Mon père se retrouve pas du tout dans les valeurs de la communauté nationale, il n’a jamais voté jusque l’age de cinquante environ, et ma mère non plus. Ils m’ont toujours parlé en me demandant mes idées, en me donnant leurs idées et points de vues. Euh… c’est toujours basé sur un échange, mais c’était des choses personnelles .

    [b]Enquêteur[/b] : Pas se rattacher à l’opinion des autres, mais avoir sa propre opinion, c’est peut être ça la démocratie.
    [b]Enquêté[/b] : Voila.

    [b]Enquêteur[/b] : Et pour revenir au vote. Est-ce que toi tu as plus peut être envie de t’abstenir, car tu n’as pas envie de faire partie de cette espèce de système et défendre plutôt tes idées ?
    [b]Enquêté[/b] : Déjà, j’ai 21 ans, donc je ne peux pas me présenter, donc cela repousse à la prochaine échéance, si je pense que j’irais voter, même si j’ai quelque souci avec la carte d’électeur actuellement , euh, j’espère que je pourrais y aller, ne serais ce que pour éviter que des personnes qui défendent des idées trop contraire aux miennes, ne m’imposent leurs visions des choses.

    [b]Enquêteur[/b] : Et, justement pour rester dans cette sphère politique , Est-ce que toi tu penses, que finalement ; il y aurais une division entre la gauche et la droite, que la droite serait plus à défendre les idées du pays et la gauche plus internationale, ou le contraire ? La fierté nationale serait elle réservée à un pole de la politique ?
    [b]Enquêté[/b] : Non, mais cela a pas les mêmes connotations en fonction du pole. Disons que si on prend les grandes idées , la vision globale que l’on associe à la gauche ou à la droite. Par exemple, la droite reste plutôt sur une politique intérieure, plus économique… et jouant plus sur les histoires de patriotisme, de rattachement à une nation, « je suis fier d’être Français car j’ai un passé en commun… etc. » . Alors que la gauche est peut être dans une histoire d’être fier d’être Français au sens , fier d’appartenir… de soutenir certaines valeurs et une certaine idée de l’humanité et aller en ce sens, opérer pour cela.

    [b]Enquêteur[/b] : Une gauche plus internationaliste et une droite plus replié sur le pays ?
    [b]Enquêté[/b] : Pas forcément repliée, mais c’est pareil tout dépend des points de vue. D’un point de vue sur elle-même , la droite crée une sphère en empêchant que cela sorte et que cela rentre.. C’est très schématique, très caricaturale. Après si on regarde encore la droite, il y une notion sur l’économie, la place de la France dans le monde etc… La gauche serait plus au niveau de l’individu, l’appartenance au monde, « je suis citoyen du monde » avant d’être Français.

    [b]Enquêteur[/b] : D’accord , finalement on a l’internationale communiste à gauche qui est un petit peu ça et l’extrême droite sera plus à se replier et à défendre des valeurs (Jean Marie Le Pen à Valmy par exemple)
    [b]Enquêté[/b] : Oui voila, maintenant ce sont les extrêmes et donc les positions de la gauche et de la droite modérée peuvent être un peu semblable , mais modéré.

    [b]Enquêteur[/b] : Justement, on est à Valmy… Est-ce que toi, tu serais près à défendre ta patrie si elle est en danger, Est-ce que tu serais prêt à prendre les armes pour défendre la France ?
    [b]Enquêté[/b] : euh, la France en tant que pays, enfin, je différencie vachement une agression contre un modèle de société et un modèle politique en lequel je croirais, et une agression en fonction d’idées. Prenons un exemple tout bête, si la France légalise le mariage homosexuel et qu’un pays décide que c’est mal et attaque la France pour ça, là je pense que je me battrais, Est-ce que c’est avec les armes? Je pense que je suis un peu trop faible pour ça ! Ou alors avec mes armes... Après pour défendre la France, c’est sur que pour des raisons économiques, non.

    [b]Enquêteur[/b] : Oui, mais par exemple, si on se resitue dans la situation de 1939, une dictature qui attaque la démocratie, tu serais prêt à la défendre ?
    [b]Enquêté[/b] : Euh, je veux pas risquer ma vie pour. Honnêtement, je pense que c’est une question très difficile à répondre, pour se remettre dans la situation.

    [b]Enquêteur[/b] : Oui, oui, bien sur, mais certaines personnes pourraient dire « oui, je serais prêt à la défendre » et d’autres comme toi « oui, mais je verrais… ».
    [b]Enquêté[/b] : Ouais, voila, dans l’idée si je répondais franchement cela serait non, parce que je tiens à la vie.

    [b]Enquêteur[/b] : Et donc plus à ta vie qu’a la vie de la nation , de la patrie…
    [b]Enquêté[/b] : Ouais, pour moi, la vie de la nation pour moi c’est rien , enfin voila. Si il y avais, une attaque contre l’ensemble de l’humanité par une autre forme , peut être que je me mobiliserais, et encore…

    (suite au post suivant)

  • p2mp2m novembre 2006

    (suite)


    [b]Enquêteur[/b] : Ok, je comprends très bien . On va s’intéresser maintenant, à l’échelle d’identification, parce que on pense que toutes les personnes sont forcément identifié à quelque chose. Donc, cela peut être : la famille, le département, la région, son pays, à l’Europe. Est-ce que toi, il y a un groupe auquel tu vas t’identifier, puisque on a compris c’est pas tout a fait à la communauté du pays… ?
    [b]Enquêté[/b] : Non, enfin, après si je devais me rattacher , je dirais humaniste, plutôt au niveau du monde. Bien que dans les faits, je suis bien sur conscient , que moi et quelque un qui vit aux antipodes , on a rien en commun, et si on se rencontrait cela serait deux mondes différents. Mais dans l’idée j’aime bien dire que je suis un être humain et on est tous égaux, tous aux même niveau.

    [b]Enquêteur[/b] : D’accord, mais alors en fait tu n’irais pas défendre, comme on voit dans certaines banlieues des personnes qui vont défendre leurs quartiers et ils vont défendre leur cité et qui feront tout pour la défendre, avec la défense de la notion de ville ou quartier?
    [b]Enquêté[/b] : euh…

    [b]Enquêteur[/b] : Pour parler très clairement, Est-ce que tu vas parler à des gens de ta ville, ou défendre ton département?
    [b]Enquêté[/b]: Je vais pas le défendre ou en parler je vais dire ce que j’en pense, le truc c’est que en prenant un exemple, enfin, j’ai vécu dans une cité à une époque de ma vie , si on avait décidé de supprimer les aires de jeux pour les enfants et le centre d’aide social pour les remplacer par des habitations, pour caser d’autres gens, je pense que en étant adulte j’aurais défendu , parce que je pense que c’est une mauvaise chose, cela allait pas aider , justement, à une amélioration, au moins au maintien du niveau de vie et… ouais… ça irait pas en accord avec mes valeurs.

    [b]Enquêteur[/b] : Donc , tu prends comme même en compte l’intérêt général… donc c’est une certaine façon une manière d’appartenir au moins à une communauté…
    [b]Enquêté[/b] : Non, non, enfin, j’aurais la même réaction, si c’est dans une autre ville, cela se passe ailleurs, j’essaierais aussi de faire quelque chose.

    [b]Enquêteur[/b] : On peut parler aussi de la construction Européenne, tu nous a pas parlé de ça , tu nous a pas dit si tu étais fier ou pas d’appartenir à l’Europe, mais on s’en doute… pas forcément fier d’appartenir à l’Europe…?
    [b]Enquêté[/b] : Pas forcément pas fier non plus ! Au contraire, je pense que l’Europe, si elle était plus développé , d’un point de vue humain et non économique comme c’est le cas, cela serait vraiment une bonne chose, je me sentirais plus proche d’une sorte d’État Européen car c’est plus large et plus diversifié . Ce que j’aime au sein de l’universalité, c’est l’unité au sein de la diversité on va dire…!

    [b]Enquêteur[/b] : C’est aussi la devise de l’Europe…
    [b]Enquêté[/b] : Ah (rire), je ne le savais même pas tu vois.

    [b]Enquêteur[/b] : Et donc, la construction européenne tu ne penses pas que c’est un danger pour le pays ?
    [b]Enquêté[/b] : Non, c’est une bonne chose, tant que c’est fait dans le respect des européens et dans le respect de chaque cultures. Disons, qu’il ne faut pas que l’on est une taillade dans le vif, une égalisation des cultures, une égalisation des cultures pour que tout soit similaire et aseptiser. Il faut que cela soit un mélange, et le mélange se fait déjà petit a petit… Avec ne serais ce que les échanges Erasmus etc. Il y a de bonnes choses au niveau des jeunes, je parle vraiment à mon niveau. Après, le problème de l’Europe actuellement, c’est que c’est une Europe de l’économie et cela a commencé comme ça. Mais on a la même monnaie, mais il n’y a pas d’Europe des peuples. Il n’y a pas de lois communes pour les hommes, mais juste pour l’économie, toujours lié aux entreprises. Il n’y a pas par exemple, un Smic européen. C’est très utopique…

    [b]Enquêteur[/b] : Si on va plus loin, serait tu fier d’appartenir à cette Europe ?
    [b]Enquêté[/b] : Je serais fier , à partir du moment ou j’aurais vu une évolution, je pourrais dire que je suis Français, puis Européen. La je serais fier de dire que je suis européen .

    [b]Enquêteur[/b] : Et donc tu serais fier d’être Français, européen et donc fier d’appartenir au monde ?
    [b]Enquêté[/b] : En même temps, si j’étais apparu directement dans une nation européenne, j’aurais eu le même discours que maintenant. L’Europe c’est bien, mais le monde c’est mieux.

    [b]Enquêteur[/b] : Très bien, toujours plus haut en quelque sorte. On entend beaucoup en ce moment parler du Front National, et ce parti développe le thème, finalement , que l’immigration serait une sorte de dilution, de baisse de la culture Française. Les autres nous enrichissent ou ils nous affaiblissent?

    [b]Enquêté[/b] : Les autres nous enrichissent, je serais catégorique la dessus, plus j’en sais et mieux je me porte. C’est une autre culture qui a des valeurs et des traditions, on est pas obligé de les partager et si elles sont en désaccord avec des choses qu’on considère comme fondamentales, on est en droit de les refuser, on a défini une notion de l’humanité et il ne faut la modifier, en tout cas en mal. A partir du moment, ou cela se fait dans le respect des cultures, des traditions, des aspirations de chacun, et cela peut être que bénéfique pour tout le monde

    [b]Enquêteur[/b] : Donc, chez toi pas de conservatisme, mais une évolution de la culture française grâce aux autres?
    [b]Enquêté[/b] : Complètement. Le problème est qu’on a un modèle et qu’on est persuadé que le modèle va persister et marchera toujours. Une culture figée c’est une culture qui est morte, c’est comme une langue. Il y a donc une culture française avec une base mais à l’instant T, elle peut donc évoluer. Tout ceux qui ont une carte d’identité avec marqué RF, partagent cette culture, ou en tout cas, leur culture est inclus dans la culture française et tout ceci dans son ensemble, fait la culture française . Il suffit, que l’on enlève quelque un pour que cette culture soit modifiée.

    [b]Enquêteur[/b] : Donc totalement opposé a un pays replié sur lui-même ?
    [b]Enquêté[/b] : Complètement. C ’est une mauvaise chose, a partir du moment ou on prône la persistance valeurs, idées, modèles en refusant de les faire évoluer, c’est mauvais.

    [b]Enquêteur[/b] : Mais alors, une question vient avec ce que tu as dit, Est-ce que l’on sait de nos jours ce que c’est que d’être Français ?, car si il y a une constante évolution, il n’y a plus rien qui nous rassemble?
    [b]Enquêté[/b] : Pour moi, être Français, a part avoir une carte d’indenté, de pouvoir voté, parler Français. Il n’y a même pas forcément d’histoire commune, si je suis issu de l’immigration. Je ne pense pas que le fait d’être Français, c’est avoir une histoire commune. Français, c’est une situation, qui nous définit, une sorte de situation juridique à un moment. Je peux être Français aujourd’hui et demain ne plus l’être.

    [b]Enquêteur[/b] : Tu as tout de même une culture française..?
    [b]Enquêté[/b] : Je prends un exemple, si je vais dans le rue, je vois des gens, ouais, ils sont Français mais qu’est-ce que je partage avec eux? Je partage que des choses à un instant donné et c’est juridique , c’est formel , c’est pas du concret . Quelques valeurs communes, cependant, mêmes les valeurs sont partagées par beaucoup de pays (Exemple : Liberté, égalité, fraternité).

    [b]Enquêteur[/b] : Donc, merci… As-tu quelques choses à rajouter ? Est-ce qui je te pose la question es tu fier d’être Français : Beaucoup, Assez, Peu et Pas fier, que répondrais tu?
    [b]Enquêté[/b] : Vu comme est la France actuellement, non je ne suis pas fier.

    [b]Enquêteur[/b] : Pas du tout ?
    [b]Enquêté[/b] : Peut être un peu.

    [b]Enquêteur[/b] : Tu fais parti des 1/8 des Français qui sont peu fier d ‘être Français le reste est fier ou assez fier, cela t‘étonnes ?
    [b]Enquêté[/b] : Non, on est très chauvin

    [b]Enquêteur[/b] : Merci.

  • DarkNemoDarkNemo novembre 2006

    Hé bah, voilà un drôle de questionnaire. Attention, je vais pas être super sympa.
    Enormément de fautes d'orthographe et autres (quand je lis "comme même" j'ai juste envie de me tirer une balle) qui aurait pu être évitées si l'enquêteur avait tout de suite poser sa dernière question.
    Je trouve ça vraiment fouilli, les propos ne sont pas clairs...
    Bref, j'espère au moins que vous avez bu une bière en faisant ce petit entretien et qu'elle était bonne.

  • EonEon novembre 2006

    Au contraire, c'est bien, ça reflète le fouilli qu'est la politique et le gouvernement... (Si on passe les fautes forcément, et quelques fois, c'est l'enquêté qui se pose à lui même des questions ^^')

    Comme là par exemple, on a un beau cas de Skizophrénie...

    [quote][cite]P2M:[/cite] Enquêteur : En partant de la Est-ce que tu penses que le président de la République , actuel ou pas actuel joue ce rôle de représentant de la France ?
    Enquêté : euh… en tant que fonction, il devrait , euh… je pense qu’ils y arrivent , ils y sont arrivés à certain moment les présidents passés, à d’autres non peut être par manque simplement aussi d’investissement de la part des Français par rapport … à la politique, enfin à partir du moment ou le citoyen va dire ce qu’il pense et comment il voudrait que ce président le représente, directement je pense qu’il y aura toujours un problème des gens qui se sentiront pas en accord avec les idées du chef de l’État.

    Enquêté : Donc à tes yeux le chef de l’État ne représenterait pas tout à fait la France, alors qu’est qui pour toi représenterait la France à l’étranger : Un sportif, des valeurs, des lieux, des artistes…
    Enquêté : Je pense que cela passe principalement par les artistes, par les positions des intellectuelles , ce que l’on pourrait appeler les intellectuels , peut être aussi que moi c’Est-ce dans quoi je me reconnais le plus, mais euh… d’une manière générale je pense que l’art Français, les intellectuelles français représentent plus un mode de vie , une pensée à la française…[/quote]

  • p2mp2m novembre 2006

    Pour les fautes d'orthographes, je corrige au fur et à mesure.
    Après, oui c'est fouilli, mais c'est une retranscription, et c'est vrai que répondre du tac-o-tac alors qu'à la base je ne savais pas sur quoi il allait m'interviewer, c'est pas évident.

    Et je voulais le poster quelque part, pis ça peut être intéressant dans le fond.

  • EonEon novembre 2006

    C'est vrai, c'est bien, et finalement, les erreurs qu'on trouve ici sont négligeables par rapport à celles qu'on peut trouver ailleurs...

  • John+NoradJohn Norad novembre 2006

    Je pense que Nemo cherchait simplement à montrer qu'il pouvait "ne pas être super sympa", si il voulait. Il ne faut pas lui en vouloir.
    Si ça ne vous intéresse pas, ce que les gens racontent sur eux et leur vision du monde, faites comme sawtooth : décochez "ego".

  • DarkNemoDarkNemo novembre 2006

    Meuh non, Norad T__T Je n'ai pas besoin du UberClub pour faire ce genre de choses.
    Je dis juste que, à part la dernière question, on dirait un dialogue de sourds.

  • John+NoradJohn Norad novembre 2006

    Hmm... Y a du vrai.
    On sent que "l'enquêté" ne veut pas être réduit, rangé dans une petite case, et que ça le pousse à réfléchir en temps réel à des réponses un peu originales. Et si le tout semble parfaitement Sincère et Moral, il manque un peu d'humour ^^' ...

  • p2mp2m novembre 2006

    Bah je fais ce que je peux et j'emmerde. Et puis la personne en question m'a demandé d'être sérieux (faut dire, j'ai débarqué avec une chemise transparente et du crayon noir sur les yeux...) alors forcément.

  • DarkNemoDarkNemo novembre 2006

    Est-ce qu'il était sérieux, lui ?

  • p2mp2m novembre 2006

    Oui, il prenait ça très à coeur. Ca sent la question piège. En même teps il va être noté dessus donc bon.

  • p2mp2m novembre 2006

    Dimanche matin :
    Peut-on se coucher plus con qu'on ne s'est levé ?

  • John+NoradJohn Norad novembre 2006

    Plus vagin, tu veux dire ? A moins d'une grosse opération chirurgicale, je vois mal comment.

  • p2mp2m novembre 2006

    T'as fait mieux Norad.

    Aller j'en profite, je spam à mort pour [b]Iltika[/b]. Petit groupe dijonnais qui grimpe, soutenu par [b]Yves Jamait[/b], grand groupe dijonnais qui poutre. D'ailleurs, [b]Iltika [/b]fait la première partie de ce dernier au Zénith de dijon le premier décembre, et c'est complet. J'aurais pas du hésiter.

    http://www.iltika.com/
    http://www.jamait.fr/

  • John+NoradJohn Norad novembre 2006

    Le deuxième niveau de lecture, c'était : "Ta question est rhétorique, évidemment qu'on sait plus de chose à un instant t + 1 qu'à un instant t. Mais ça ne t'empêchera pas de gueuler que tout ce que tu sais, c'est que tu ne sais rien, le jour où tu crèveras comme une merde. Si t'as le temps."

  • p2mp2m novembre 2006

    Dans l'absolu, c'était justement l'inverse que je cherchais à prouver. Est-ce qu'on peut en savoir moins à l'instant t + 1. Mais, bon, pour l'instant, à part en utilisant la fonction alcool() qui donne ça :
    alcool(t+1) = savoir(t) - 100 (à peu près)
    je vois mal.
    Sinon, c'était trop profond pour moi.

  • MescalitoMescalito novembre 2006

    Nan, perso, je pense qu'à l'instant t+1 on sait des choses différentes qu'à l'instant t, sinon ça veut dire que tu es hypermnésique (accès constant à quasiment toute ta mémoire...la plupart des hypermnésiques se suicident avant d'avoir atteint 20 ans...c'est invivable ).
    Ce que tu sais ( ce que "sais" ta conscience) évolue car ta conscience évolue, tu passes de champs de conscience en champs de conscience car ta conscience n'a accès qu'à une partie limitée de ta mémoire et de plus, elle n'est stimulée que par à peine 1% des stimuli que tu reçois en permanence de l'environement qui t'entoure alors que ces stimuli sont captées par ton cortex et ton inconscient.

    Ainsi à l'instant t+1, on sait peut être plus de choses sur un domaines (ou un thème, ou un objet...) qu'à l'instant t mais en même temps, on sait moins de choses simultanément sur d'autres thèmes (objets,...).
    Cela dit, la conscience "grandit" petit à petit durant la croissance mais se stabilise petit à petit et reste très limitée.

    En même temps, c'est vrai que
    "Mais ça ne t'empêchera pas de gueuler que tout ce que tu sais, c'est que tu ne sais rien, le jour où tu crèveras comme une merde. Si t'as le temps."
    mais il faut apprendre à faire avec, sinon, autant se suicider tout de suite ou avoir des comportements dits "à risque" jusqu'à en crever.
    Heureusement, rien ne nous empèche d'essayer; les découvertes que nous feront serviront peut être après, ou peut être pas mais qu'importe, c'est pas comme si on avait le choix. Autant profiter de ce qu'on a tout en essayant d'avancer (quoi que ça puisse vouloir dire).

  • John+NoradJohn Norad novembre 2006

    [quote]la plupart des hypermnésiques se suicident avant d'avoir atteint 20 ans[/quote]
    La classe, je tenterai bien d'en faire une nouvelle.
    Mescalito, tu voudrais pas ouvrir un thread ego où je pourrais te poser des questions sur ta vie sans que ce trop plein d'attention ne te dérange ?

  • MescalitoMescalito novembre 2006

    nan, désolé, je suis trop timide pour ça.
    Mais je ne suis pas hypermnésique, hélas, sinon je pourrai plus facilement pousser mes recherches plus vite et plus loin (du moins, si j'étais parvenu à vaincre la vague de psychose que ces personnes subissent durant leur puberté...mais si ça t'intéresse, fais des recherches là dessus, ceux qui ont résisté à la vague ont des capacités assez hallucinantes...même si leur quotidien et leur relations sociales ne sont pas au beau fixe...).
    Par contre, c'est une vie de souffrance et de solitude...plus tu accrois ta connaissance, et plus tu souffres...d'autant plus que ton inconscient se fondra vraisemblablement petit à petit avec ta conscience (à mon avis, une vie n'est pas suffisante pour les faire fusionner totalement cad pour que ta conscience ait accès en permanence à tout le cortex....ce n'est pas forcément souhaitable d'ailleurs...) et si ton inconscient agit de moins en moins de manière autonome pour que tu t adaptes au quotidien, je pense pas que ce soit tous les jours la fête... mais cet avis n'engage que moi.

  • p2mp2m novembre 2006

    Le Web 2.0, c'était marketing en fait.

  • pingupingu novembre 2006

    Faudrait ouvrir une section cybersex pour ce genre de choses. Genre ÜberSex.

  • p2mp2m novembre 2006

    Avec des coïts par bits interposés ?

    Sinon, voilà, c'était juste pour dire que le CSS c'est bien, et le HTML, ça foire on sait jamais pourquoi, et que je me suis un peu occupé de [url=http://www.pitoum.net]Pitoum.net[/url] hier soir et que du coup le [url=http://www.pitoum.net/dotclear/]blog[/url] est ouvert. De rien.

    Edit : Après des heures de travail ininterrompu, c'est presque comme j'avais envie que ce soit.

  • John+NoradJohn Norad novembre 2006

    Hey, Pitoum ! J'y pense, toi qu'écris bien... Tu voudrais pas écrire un article pour l'UberClub ? Mais un court, hein !
    Parce qu'entre celui de Mescalino et le miens, j'ai peur qu'on ne fasse fuire les lecteurs, à force -_-' ...

  • p2mp2m novembre 2006

    Ben, si je trouve un sujet pourquoi pas oui...

  • p2mp2m décembre 2006

    Je suis en phase pré-orgasmique, des gens aiment vraiment mon bouquin. Je pars sur les sentiers de la gloire, du sexe et de l'argent facile. Je vous ramenerais de la drogue.

    Sinon, Shortbus, c'est bien (vu sur pitoum.net)

    Shortbus, film de cul ou film sur le cul ?
    La question était posée. Il faut dire que forcément, quand un film part sur un synopsis composé d'une sexologue rigide, d'un couple homo cherchant un troisième larron, d'une dominatrice professionnelle, et d'un club underground où s'expriment toutes les sexualités, on sent tout de suite le terrain glissant. Quand John Cameron Mitchell, le réalisateur, annonce fièrement qu'il a réussi à filmer ce qu'il voulait, c'est à dire des scènes de sexe non simulées. Premier dérapage.
    On flippe.

    Il faut dire aussi, le sexe est tendance. Comme quoi, je ne suis pas le seul à en faire une obsession. Le cinéma n'y échappe pas. Je ne parle pas de Catherine Breillat (que je vomis, soyons bien clair à ce sujet, elle tourne du porno, et du mauvais porno en plus, mais, j'y reviendrais) qui reste une réalisatrice assez confidentielle, même dans les salles française, mais d'autres, plus internationaux, meilleurs aussi, sans nul doute. Je pense au bon : Larry Clark (Ken Park et Wassup Rockers pour ses plus récents), au moins bon : Rabbit Fever et sa fièvre du vibro, décevant, et au complètement-déjanté-mais-génial : La Saveur de la Pastèque. C'est aussi un argument de vente indéniable, mais ça, c'est pas nouveau. On adapte Les particules élémentaires, on promet la scène la plus chaude du cinéma dans Le Parfum (la scène d'orgie la plus pathétique de l'histoire du cinéma, formatée pour le grand public, avec des rapports lesbiens et hétéros dans tous les coins, et pas un seul baiser entre deux hommes), et on supprime les films de seins sur M6 le dimanche soir. Ca n'a aucun rapport, c'est juste une vieille madeleine que je viens de retrouver dans un tiroir.

    Passons. Shortbus donc.
    Les critiques sont élogieuses, et j'avoue que l'intention me semble louable. De plus, la psychologie des personnages semble avoir été travaillée, puisque le réalisateur a passé trois ans à plancher dessus avec les acteurs. C'est tentant. Je me laisse tenter. Je suis comme ça. Faible.
    Me voilà donc dans la salle, avec une amie (j'avais peur de passer pour un jeune puce... pervers). Première surprise, toutes les générations sont présentes. Le sexe n'est donc pas qu'une histoire d'hormones en ébullition ou de déviance adolescente, c'est une bonne nouvelle.
    Ca commence fort avec un incipit introduisant les personnages... en pleine action ! Ca s'est fait. Et pas mal fait en plus. Plutôt que de sombrer dans un voyeurisme non assumé, le réalisateur se lâche. On le comprend tout de suite, le sexe, ça se pratique seul, à plusieurs, avec des accessoires, et surtout, le sexe, c'est fun.
    Je me détends. Aller, je suis parti pour une heure et demi de grosse farce décomplexée sur la luxure. C'était pas la peine de stresser pour rien. Du American Pie en plus trash, pour la génération des 25-30 ans quoi.
    Grave erreur ! Ca m'apprendra à me laisser berner par ma première impression. Bien plus qu'un film sur le sexe, Shortbus est avant tout un film sur des new-yorkais tous un peu perdu. Qui se cherche. Le couple d'homo traverse une crise, la sexologue n'a pas d'orgasme et ça fout en l'air son mariage, et la dominatrice se fait bouffer par son personnage. Et tout ce petit monde se retrouve donc dans ce club, pour trouver des réponses.
    C'est Justin Bond, la maîtresse de ce lieu qui à la phrase la plus juste sur son petit paradis :

    C'est comme les années soixante, l'espoir en moins.

    Dans le fond c'est ça. Chacun va au Shortbus pour lui. Pas de grandes idées, juste l'envie de se trouver au travers des autres.

    Touchant, drôle, érotisant parfois, esthétique sans aucun doute, malgré une photographie un peu trop ciné-indé parfois, avec des plans d'un New-York en carton-pâte franchement réussis, Shortbus est loin d'être ce film provoc' bourrés de plans
    porno que je craignais. Pas une image de l'acte n'est déplacée ou vulgaire, à l'inverse des pénétrations et éjaculations en gros plan de Catherine Breillat ou Virginie Despentes. Sans prétendre à un quelconque statut de documentaire, Shortbus réussit magnifiquement ce que le cinéma sait faire de mieux : filmer des tranches de vie avec justesse et sensibilité.
    Oui, j'ai aimé, et j'assume grave.


  • DarkNemoDarkNemo décembre 2006

    J'apprécierai que tu me piques pas mes gouts ou ma vie !
    C.R.A.Z.Y., Shortbus, mais où allons ? Il est prévu que j'aille le voir demaing.

  • p2mp2m décembre 2006

    Ce soir :
    J'ai découvert que j'étais le sosie de DarkNemo (lui même l'alter-ego maléfique d'un poisson clown à la nageoire atrophiée),
    J'ai vu Fast Food Nation,
    J'ai mangé deux Prince version pas cher de chez Casino,
    J'ai compris que les regrets servaient à rien,
    J'ai regretté quand même,
    J'ai découvert que j'étais dans le Top 100 des ventes sur LuLu.com...

    Ca fait pas un peu beaucoup pour un type fatigué ?

  • John+NoradJohn Norad décembre 2006

    Nemo, c'est personne... Nemo, c'est Ulysse... Nemo, c'est Jules Verne...

    Merci pour eux.

  • EnsembleVideEnsembleVide décembre 2006

    T'as pu t'acheter combien de paquets de pâtes ?

  • p2mp2m décembre 2006

    Pour l'instant 0, parce que je sais pas comment demander mon chèque.
    Mais ça commence à être sympa ! Quand je pense que les autres ce font 5€ par livre vendu, c'est inadmissible.
    Sinon, je pense commencer à raconter l'histoire de l'écriture de l'amour avec un traversin dans la semaine si ça intéresse des gens.

    PS : L'article de Shortbus, j'aurais du le mettre dans un post à part non ?

  • EnsembleVideEnsembleVide décembre 2006

    Ouais, ou je pourrais te passer rédacteur si ça te dit, mais ça ne servirait pas à grand-chose si tu postes les même articles ici et sur ton blog. Non qu'il faille absolument avoir des textes exclusifs, mais il vaudrait mieux se compléter plutôt que se répéter. Ensuite, évidemment, tu n'auras pas les mêmes commentaires ici que sur ton blog, et puis l'idée de réécrire un truc déjà écrit juste pour faire différent sur un autre site sonne un peu stupide... T'en penses quoi ?

    Sinon, Shortbus, ça a l'air effectivement pas mal, encore un truc de plus sur ma très longue liste de chose à lire/voir/écouter. Et Fast food Nation, ça vaut quoi ?

  • p2mp2m décembre 2006

    J'ai été un peu déçu de Fast Food Nation. Trop fouilli, pas assez approfondi. Il assume pas son statut de docu-fiction. C'est con, parce que j'aime bien les acteurs, et dans le fond, l'idée est bien, mais le spectateur est pas assez impliqué. Pas une priorité donc...

    Pour le statut de rédac' j'y penserais, mais pour le moment je suis un peu busy à mort donc... ça risque d'être un peu chaud. Je vais me faire Les Infiltrés ce soir je pense...

  • p2mp2m décembre 2006

    Tout le monde s'en fout, mais L'amour avec un traversine est disponible pour PSP, au prix symbolique de 1€.

  • EnsembleVideEnsembleVide décembre 2006

    Si la PSP était au même prix symbolique, je l'achèterai. Quoique, non, je boycotte Sony.

  • p2mp2m décembre 2006

    Je ferais bien une version DS mais c'est pas trés possible en vrai.

  • EnsembleVideEnsembleVide décembre 2006

    Si ça peut te rassurer, ça marche sur mon PDA. Bah ouais, c'est un PC, à la base...

  • p2mp2m décembre 2006

    @Ø : Apparemment, y a une page qui merde dans la version PSP. Enfin, j'ai pas bien compris si tu l'avais prise ou pas, mais si cest le cas, dis le moi, je te mettrais sur la liste des gens a qui je dois envoyer une version corrigée.

    Post-mortem : L'amour avec un traversin - Introduction

    J'ai écrit un roman.

    Impossible. Ca sonne trop faux. Je n'arrive pas à le dire, l'écrire, sans qu'un éclat de rire ne fende l'air. Et pourtant, c'est presque vrai. Quand bien même aucun éditeur ne voudrait de "L'amour avec un traversin" les quelques 140 pages que vous envois Lulu.com en échange de votre code de carte bleue sont belles et bien réelles, palpables, noircies.

    Peut-être est-ce prétentieux, d'en faire tout un plat. Après tout, combien vous ont déjà glissé ce secret de polichinelle à l'oreille, au détour d'une conversation :
    "Tu sais, j'écris un roman..."
    Ecrire, c'est tendance. Ca la peut-être toujours été. Ou au contraire, écrire, ça a un petit goût kitsch, légèrement surfait, un peu dépassé, qui colle bien avec les couleurs fade de leurs écharpes Ralph Lauren. De toute façon, je n'étais pas mieux qu'eux. Moi aussi je le disais à qui voulait bien l'entendre. J'écrivais un roman.
    J'étais jeune et vaniteux à l'époque.
    Certains diront que je le suis toujours. C'est pas faux.
    C'est sûrement même vrai, si l'on en croit le site, le blog, les vidéos, et tout le reste.

    L'histoire de L'amour avec un traversin commence deux ans, presque trois, en arrière. Au 14 janvier 2004 pour être précis. Oui, je note peu de choses, mais cette date est écrite au début du premier *.doc d'une longue série. Quelques jours après un anniversaire. Ils se reconnaîtront.
    Quel a été l'élément déclencheur ? Cette soirée ? Pas seulement. Juste en dessous de la date du jour, j'ai écrit que je venais de passer un mercredi "pas forcément génial". Des années plus tard, cette phrase n'a pour ainsi dire plus aucun sens. Et pourtant, vu le contexte de l'époque, c'est plutôt facile de deviner ce qui ma motiver. Peut-être parce que je me connais bien aussi. Une fille. Forcément.
    Un moment de déprime sur ma triste condition de célibataire, et un instant plus tard, une idée saugrenue qui jaillit de nulle part. Je vais écrire pour plaire aux filles. Stupide, mais, je ne le savais pas encore.

    C'est donc comme ça que se sont écrites les premières lignes de Juste Spectateur, roman long qui finalement de sera qu'une nouvelle courte.

    Au début, je n'ai pas cherché à suivre une quelconque trame narrative. J'ai écris comme ça me venait. Je ne voulais pas raconter la soirée que j'avais vécu quelques jours auparavant, bien que certaines ressemblances pourraient être mises en exergue par les personnes présentes ce soir là, mais à l'écrire comme j'aurais aimé m'en souvenir. Non pas comme j'aurais voulu qu'elle se déroule, mais comme je voulais qu'on se souvienne d'elle. En reprenant ce premier jet, son côté spontané ressort véritablement, ne serait-ce que par la forme monolithique du récit, au sens propre du terme. Pas un seul paragraphe, juste un bloc de lettres compact, cloîtrer dans la feuille A4 virtuelle de word.

    Et puis, j'en étais le personnage principal.

    Plus qu'un simple exutoire ou projection de fantasmes adolescents, m'écrire me permettait alors de me montrer tel que je voulais que les autres, les filles en l'occurrence, me voient. J'écrivais ce que je m'imaginais être, avec toute la subjectivité que cela implique.

    Ca m'a divertit. M'a permis de cracher un peu sur le papier la rancoeur que j'avais quelque part entre ma rate et mon foie. Et, puisque j'avais décidé que ça m'aiderait à me faire dépuceler (jouons la carte de la franchise), je l'ai envoyé à quelques amies. Ca n'a pas eu l'effet escompté. On avait pitié de moi. Du personnage en tout cas, qui portait mon prénom. J'aurais pu me pendre, si il n'y avait pas eu une bonne nouvelle dans l'histoire. On trouvait ça pas mal. Dans le sens, pas mal écrit. Sympa à lire.

    Du coup, je me suis dit que tout n'était peut-être pas perdu, et qu'en la retravaillant, il était possible que cette nouvelle m'aide à tirer mon coup.

  • EnsembleVideEnsembleVide décembre 2006

    [quote]Enfin, j'ai pas bien compris si tu l'avais prise ou pas, mais si cest le cas, dis le moi, je te mettrais sur la liste des gens a qui je dois envoyer une version corrigée.[/quote]Euh non, j'ai la version PDF sur mon PDA, en fait.

    [quote]Du coup, je me suis dit que tout n'était peut-être pas perdu, et qu'en la retravaillant, il était possible que cette nouvelle m'aide à tirer mon coup.[/quote]Et au final, l'objectif a-t-il été atteint ?

  • p2mp2m décembre 2006

    Suspense.

    Sinon, le rien à voir du jour, mais un peu quand même, vu sur le blog de Monsieur Le Chien.

    image

  • p2mp2m décembre 2006

    La suite arrive. Aujourd'hui je me contente juste de me la péter un peu.

    image

    Si quelqu'un comprend la subtilité du titre, qu'il me fasse signe.

  • EnsembleVideEnsembleVide décembre 2006

    o_O

    Effectivement, le titre est d'une teneur assez particulière. Ca doit être de l'humour, non ?

    Fais attention, si tu continues comme ça tu vas finir par être connu...

  • p2mp2m décembre 2006

    En parlant de ça, je cherche éventuellement un stage genre analyste programmeur game designer pour dans un an, si c'est possible...

  • Sacoche1erSacoche1er décembre 2006

    C'est peut être une expression populaire grenobloise pour définir la transition de l'enfance à l'adolescence, ou le dépucelage en tout cas.

    En tout cas c'est classe de constater que ça fait son trou tout seul. Fais gaffe tu vas finir comme Hakim Bey. Ou Kamini avec un peu moins de chance.

  • EnsembleVideEnsembleVide décembre 2006

    [quote][cite] p2m :[/cite]En parlant de ça, je cherche éventuellement un stage genre analyste programmeur game designer pour dans un an, si c'est possible...[/quote]
    C'est peut-être un peu difficile à prévoir d'ici un an, mais compte-tenu de la conjoncture actuelle, il y a fort à parier qu'on sera tout à fait heureux d'exploiter un stagiaire codeur de plus. Ca dépend de tes compétences et d'un tas d'autres choses sadiques inventées par Pingu, mais c'est théoriquement envisageable. A voir...

  • p2mp2m décembre 2006

    J'harcele Pingu dès ce message posté pour savoir sur quoi je dois travailler pour avoir toute mes chances.

    Sinon, j'ai percé le mystère du titre en relisant l'article de Charente libre :
    image

    En gros ils ont pas lu le bouquin, juste pomper l'article. En même temps je m'en doutais !
    Pas grave.

  • pingupingu décembre 2006

    Pour le stage : bosse à fond XNA, et c'est du tout cuit. (Ah oui, je vais certainement faire un article dessus Zero, dès que j'aurais décortiqué un peu plus la bestiole)

    Nan sans rire, et ça vaut pour n'importequel stage, il faut montrer des trucs concrets ! Pour un programmeur, des bouts d'applications, faits à l'école ou en loisir, qui montrent que vous êtes intéressés par qqch et que vous savez vous prendre en main pour réaliser des trucs. Des bouts de jeux, ça serait méga top, mais même des applications de gestion ou autre, ça démontre votre capacité à développer.

    Le mégatop de la mort pour moi, ça serait : une expérience sur un moteur de jeu "middle class", du genre bltiz3D, Ogre3D, Virtools (hum), le truc de garagegames, ou autre... Et/ou une expérience de dév sous Flash (que je conseille vivement aux faux débutants), et une tite expérience, même académique sur l'un ou plusieurs des sujets suivants : C, C++, Java, SQL, PHP, Algo, Modélisation (UML ou Merise), Visual Basic, etc...

    Ce qui peut le faire aussi : une expérience de modding. Et pour moi c'est large, ça peut aller même jusqu'à RPGMaker (pourquoi pas) ou faire une campagne pour NWN (le 2, tant qu'à faire).

    Et une passion pour les jeux, ça aide aussi ^^

  • p2mp2m janvier 2007

    Juste parce que si elle ne va pas ici, elle ne va nulle part.

    Pitoum n’aurait jamais dû voir le jour.
    C’est comme ça.
    Une pilule oubliée.
    Un homme un peu pressé.
    Un spermatozoïde inconscient.
    Une femme obstinée.
    Un père désorienté.
    Des forceps intrépides.

    Tête en pain de sucre et regard déjà plein d’interrogations sur son entourage, Il est né ! (Pour les amateurs de détails, un 5 août 1987, vers 10 h du matin après en avoir fait baver toute la nuit à sa mère…).

    A dater de ce jour, Il devint le centre d’un monde composé de son père, de sa mère, de ses grands-mères, et de tous ceux qui avaient reconnu en Lui, le futur Pitoum…

    Passons rapidement sur une enfance marquée par les tétées, les rots, les pipis-cacas et autres distractions infantiles (soigneusement notées dans le carnet familial religieusement tenu par sa mère et à disposition des mêmes amateurs de détails), pour arriver à l’instant critique du premier mot : « gâto ».
    Ce mot à lui seul traduisait déjà les questionnements fondamentaux qui le hanteront toute sa vie et seront les fondements de sa philosophie : que manger, quand le manger, pourquoi le manger et avec qui le manger.

    Cette philosophie qui évoluera avec la maturation intellectuelle de Pitoum pour devenir celle que nous connaissons aujourd’hui : que baiser, quand baiser, pourquoi baiser et avec quoi baiser.

    En ce qui concerne le reste, de sa précocité d’esprit à ses étonnantes facultés d’apprentissage soigneusement cachées à ses professeurs et à son entourage familial, par pudeur, Pitoum est très discret. Nous saurons seulement que l’esprit qui l’anime aujourd’hui lui a été insufflé entre autres, par la force de caractère qu’il dut mettre en œuvre pour supporter la cohabitation avec sa sœur, de deux ans sa cadette, qui contribua fortement à développer en lui ce sentiment de désespérance qui le caractérise.

    L’échappatoire à ce sentiment, Il le trouva au travers des jeux vidéos qui lui permirent d’échapper à la triste réalité de son existence, à savoir : « je ne suis pas l’enfant unique et chéri de ma famille. »

    C’est là qu’il puisa ce qui fait sa force aujourd’hui : être le héros de sa propre vie pour mieux devenir l’anti-héros de vos vies.

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