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Planetary Confinement
  • pingupingu février 2006

    [align=center][img]/img/pour-les-oreilles.gif[/img][/align]

    Une petite review de [b]Planetary Confinement[/b], le dernier album du groupe [b]Antimatter[/b]. Avant de passer l'album en revue, quelques infos sur ce groupe assez discret, initié et soutenu par deux individualités, d'une part Duncan Patterson, ancien bassiste et compositeur d'Anathema, et de l'autre Mick Moss, qui jouait depuis une dizaine d'années dans divers groupes amateurs.

    Le style d'Antimatter ne rentre pas forcément dans les rubriques habituelles des catalogues, c'est donc assez ardu de le décrire sans utiliser une floppée de juxtapositions hasardeuses. Dark-ambiant-electro-pop pourrait convenir, mais bon... En gros, le tempo est souvent assez lent, très atmoshpérique, avec des consonnances "electro, mais pas trop", un chouilla de guitares peu saturées et une bonne dose de dépression. Les textes plutôt bien écrits sont chantés soit par Mick Moss, soit par une chanteuse invitée pour l'occasion, notamment Michelle Richfield et Hayley Windsor sur les précédents albums.

    Une dernière chose avant de passer aux choses sérieuses : cet album est aussi le dernier pour Duncan Patterson, qui va apparemment se lancer dans un autre projet musical, laissant l'intégralité des commandes à Mick Moss. Détail qui a son importance, comme on le verra plus loin.


    [b]Planetary Confinement [/b]

    Après une première écoute rapide, le premier mot qui vient à l'esprit, c'est "accoustique". En effet, les guitares sèches sont à l'honneur, donnant une texture vraiment différente des précédents albums, une chaleur et une simplicité qui renforcent encore plus le côté intimiste des compositions. Même les samples electro sont le plus souvent de cordes ou tout du moins s'approchant d'instruments traditionnels, en totale opposition aux sonorités très indus d'avant.

    Une deuxième écoute, et là c'est la voix de Mick Moss qui frappe. Il se place vraiment plus en avant, chantant sur la plupart des chansons, la qualité de son timbre de voix grave et doux prend aux trippes. Il a gagné quelques niveaux en chant, ça c'est sûr !

    Une petite déception : exit la merveilleuse voix de Michelle Reichfield sur cet album, remplacée par une Amélie Festa chantant sur trois chansons seulement. Sa voix est moins éclatante que Michelle, mais après plusieurs écoutes, son style lancinant posé sur des mélodies répétitives fonctionne très bien, et on se surprend à entendre un doux refrain dans sa tête toute la journée, et de vouloir à tout prix s'endormir avec.

    [align=center][b]planetary confinement[/b]
    [img]http://antimatter.free.fr/uk/Images/planetary%20confinement.jpg[/img][/align]

    Intro au piano seul, elle a le mérite de poser le ton : triste et intimiste. La mélodie aurait méritée une chanson, ça a le goût de trop peu comme on dit chez nous... Enfin bref, passons.

    [align=center][b]the weight of the world[/b]
    [img]http://antimatter.free.fr/uk/Images/weightoftheworld.jpg[/img][/align]

    Représentative de la nouvelle direction de l'album, Mick Moss chante accompagné de sa guitare, il est seul, il est triste, snif snif... Une légère nappe de cordes en arrière plan qui s'éteint rapidement. L'alternance des arpèges puis des accords sur tempo lent donne une bonne dynamique à la chanson, grâce aussi à l'interprétation vocale excellente. Un chouilla de batterie vers la fin pour faire bonne figure, mais on reste dans la retenue, c'est très agréable à écouter.

    [align=center][b]line of fire[/b]
    [img]http://antimatter.free.fr/uk/Images/lineoffire.jpg[/img][/align]

    Amelie au chant, un arpège de guitare/synthé très beau avec des breaks bien accrocheurs. Encore une fois, la rythmique vient sur la fin du morceau, avec un solo de guitare sèche (!) et du djembé (!!!), deux choses encore jamais vues sur un album d'Antimatter, et qui rendent drôlement bien. Ca donne un côté beuf entre potes (dépressifs) au coin du feu dans la nuit, très sympa.

    [align=center][b]epitaph[/b]
    [img]http://antimatter.free.fr/uk/Images/epitaph.jpg[/img][/align]

    Des violons, des arpèges... Vous aurez compris la formule. Pas grand-chose à dire.

    [align=center][b]mr white[/b]
    [img]http://antimatter.free.fr/uk/Images/mrwhite.jpg[/img][/align]

    Toujours la même formule, avec Amélie au chant. Mais là, la mélodie est d'un niveau supérieur. Le dédoublement des lignes vocales par moment rend très bien. Très belle chanson, une de mes préférées. (apparemment c'est une reprise)

    [align=center][b]a portrait of the young man as an artist[/b]
    [img]http://antimatter.free.fr/uk/Images/portraitof.jpg[/img][/align]

    Mick Moss et sa guitare. Inutile de préciser qu'il adore Pink Floyd (enfin je pense...). Les paroles me font penser à The Wall (ainsi que certains bouts de "legions"). Agréable, sans plus.

    [align=center][b]relapse[/b]
    [img]http://antimatter.free.fr/uk/Images/relapse.jpg[/img][/align]

    Un arpège qui se répète et se répète, une atmosphère qui vient d'ailleurs. Celle-là, c'est celle qui reste en tête des heures. Superbe.

    [align=center][b]legions[/b]
    [img]http://antimatter.free.fr/uk/Images/legions.jpg[/img][/align]

    LE meilleur morceau pour moi. Un arpège qui déconne pas. Un travail sur le son de la voix qui ressort parfaitement. La ligne mélodique vocale est unique, nous emmenant dans les graves et les aigus alors qu'on ne s'y attend pas. Les silences renforcent l'émotion véhiculée par la voix puissante et douce de Mick.

    [align=center][b]eternity part 23[/b]
    [img]http://antimatter.free.fr/uk/Images/album3.jpg[/img][/align]

    Série de morceaux initiés par Duncan Patterson dans Anathema, ça doit être une sorte d'au-revoir. Une instrumentale donc, plutôt dans la veine post-rock en moins compliqué. Bien pour s'endormir. Il y a bien cinq minutes d'une nappe de synthé, avec par moment des mots qui résonnent, et j'ai crû entendre "Goodnight Patterson, see you in the morning". Bref.

    Le mot final :

    Antimatter nous livre là un album triste comme un enterrement, une ode au départ de Duncan Patterson. Un peu déçu au départ, c'est sûr que cet album est très lent, très répétitif (les structures des chansons sont très semblables), très minimal, mais propose une nouvelle atmosphère intéressante et très agréable à écouter.

Bien le bonjour, visiteur.

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